Critiques : Elève libre

Notre critique : Elève libre

    Un film bien mené sur le thème délicat de l'adolescence.

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Jonas, 16 ans, n’est pas vraiment l’élève modèle. Malgré sa bouille d’ange, l’adolescent rencontre des difficultés scolaires, au point d’avoir redoublé trois fois. Tous ses espoirs se tournent alors vers sa passion : le tennis. Après avoir échoué pour la sélection nationale, il décide de préparer le concours du Jury. C’est sans compter sur ses parents divorcés qui ne se préoccupent pas vraiment des inquiétudes du jeune homme. Une école trop chère, des parents absents, Jonas passera le concours en candidat libre… Avec l’aide d’un trio bien rodé : Pierre trentenaire et un couple d’amis touché par l’ado.

    Vu sous cet angle, l’histoire paraît bien banale et plutôt charitable. Pourtant, ce qui partait d’un bon sentiment va peu à peu se dégrader et dépasser les limites. Les limites, c’est ce que Joachim Lafosse explore tout au long du film, et ce qu’il nous invite à réfléchir en dédicaçant son long-métrage « à nos limites » justement. Et tout l’enjeu du film apparaît lorsque le trio sympa, en particulier Pierre, instituteur improvisé, dépasse les bornes de l’éducation. Pour Pierre, de l’éducation scolaire à l’éducation sexuelle, il n’y a qu’un pas. C’est donc tout naturellement qu’il se donne corps et âme à Jonas. Les leçons particulières dérivent, les dîners entre amis finissent par devenir des interrogatoires sur la vie sexuelle de Jonas ou des cours sexuels a proprement parlé.

    Très bien filmé, sans jamais tomber dans le voyeurisme gratuit, Élève Libre réussit à rendre attachant des personnages a priori répugnants. Pas de jugement ni de plans crus, tout l’art de Joachim Lafosse réside dans la subtilité qu’il a de traiter un sujet aussi transgressif. Finalement, pas de grande leçon de morale, juste une invitation à la réflexion quasi philosophique : Doit-on tout enseigner ? Mais tout de même un constat lucide par lequel le réalisateur met en lumière la perversité du monde qui nous entoure : tout se paye au prix fort.

    Seul bémol, si les dialogues sont bien menés et naturels, on a en revanche du mal à comprendre comment un adolescent de 16 ans peut confier ses problèmes à des trentenaires et vivre avec eux comme avec une bande de copains. Boîtes de nuit, vacances à la mer, première cuite et première expérience sexuelle, ne sont pas des sujets qu’un ado aborde facilement, et encore moins avec des adultes. De même, Jonas reste étrangement calme face à l’attitude ambiguë de ses trois « éducateurs ». Élève libre reste donc un film très bien mené sur la forme mais plus discutable sur le fond avec une morale quasi absente. La fin laisse d’ailleurs assez perplexe quant au regard à adopter face aux vices de notre société.
    Virginie Borg

Critiques : Elève libre 1 étoiles

  • Metro
    Metro

    "Le film amène le spectateur à se poser la question de ses propres limites. Troublant."
    A.B. (article entier disponible dans les sorties de Metro du 4 février)
  • VSD
    VSD

    " Mené avec une maîtrise implacable, le film distille un authentique venin, qui a de quoi se frayer un chemin dans les zones les plus intimes des spectateurs. "
    B.A. (article entier disponible dans VSD n°1641, page 58)
  • Positif
    Positif

    " Bisexualité, homosexualité, le film feint de calquer la rhétorique superficielle des viveurs pour mieux asséner non pas la morale (heureusement il n’y en a pas) mais la chute de sa fable. "
    Ph. R (article entier disponible dans Positif n°569-570, page 92)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Si la qualité de l'interprétation lui évite toute sécheresse trop abstraite, le film de Joaquim Lafosse pose avec une indiscutable acuité et une vraie singularité des questions complexes, déstabilisantes dans le contexte hédoniste actuel. "
    Jean-François Rauger (article entier disponible dans Le Monde du 04/02/2009)
  • Télérama
    Télérama

    " De manière habile car imperceptible, Joachim Lafosse crée une bulle un peu irréelle, une sorte de cocon intemporel."
    Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama n°3082, page 40)
  • Première
    Première

    " (...) un film complexe, qui met d'autant plus mal à l'aise que sa mise en scène très rigoureuse empêche tout jugement facile. "
    Didier Roth-Bettoni (article entier disponible dans Première n°384, page 58)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Troublant. "
    Emily Barnett (article entier disponible dans Les Inrockuptibles n°688, page 54)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Les effets de malaise recherchés sont mois convaincants que dans Nue Propriété, son film précédent."
    (article entier disponible dans 20 Minutes du 04/02/2009)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " (…) Un parfum de malaise diablement efficace."
    J.-P.G(article entier disponible dans TéléCinéObs n°2309, page 28)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " Plus le film avance, plus son récit se fait démonstratif et moins il laisse la place au trouble. "
    T.C. (article entier disponible dans Studio Cinélive n°1, page 38)
  • Ouest France
    Ouest France

    "À la fois convenu et racoleur."
    (article entier disponible dans le Ouest France du 4 février)
  • L'Express
    L'Express

    "Elève libre se veut provocateur moderne et auteuriste, il n’est que faussement sulfureux."
    E.L. (article entier disponible dans l’Express Style n°3005, page 19)

Critique Cannoise : Elève libre 1 étoiles

  • Le Monde
    Le Monde

    " L’intelligence du film est de ne pas faire de ces personnages des cyniques pervers, mais tout simplement de jeunes bourgeois cultivés et monstrueusement irresponsables (…). "
    Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 21/05/2008)
  • Libération
    Libération

    " (…) une bluette à peine porno soft sur l’air de You’re sixteen, you’re beautiful and your mine. "
    Gérard Lefort (article entier disponible dans Libération du 22/05/2008)
  • Télérama
    Télérama

    " Elève libre, un des films les plus perturbants vus à Cannes, (…) une bulle hors du temps où le plaisir va de pair avec un certain sadisme. "
    Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama du 23/05/2008)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " (…) Un traité univoque sur la responsabilité des adultes."
    Ch.G. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°642, page 48).
  • L'Humanité
    L'Humanité

    " On se détache d’un film à l’amoralité bienvenue mais qui la perd en cours de route. "
    Michel Guillloux (article entier disponible dans L'Humanité du 22/05/08)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " (…) intensément paresseux dans son écriture comme dans sa mise en scène. "
    Julien Gester (article entier disponible dans Les Inrocks du 21/05/2008)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
7 avis 4 étoiles
14 avis 3 étoiles
17 avis 2 étoiles
21 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 177 entrées
  • 1er jour IDF : 703 entrées
  • 1ère semaine IDF : 5 428 entrées
  • Cumul IDF : 8 681 entrées

  • 1ère semaine France : 9 641 entrées
  • Cumul France : 15 161 entrées