Critiques : Ah ! Si j'étais riche

    en DVD le 07 Août 2003

Notre critique : Ah ! Si j'étais riche

    La vérité si j’étais riche..

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Ah… Si j’étais riche… Je m’achèterais tout ce dont j’ai envie… Plus besoin de travailler… Adieu métro/boulot/dodo… Toutes les filles [garçons] de mes rêves à ma disposition… Qui ne s’est jamais dit cela un jour en cochant les six numéros sur sa grille de Loto "Super Gagnotte" ?
    Aldo (Jean-pierre Darroussin) lui ne se pose aucune question jusqu’au jour où… il gagne ! Et, comme on dit, "heureux aux jeux malheureux en amour". Il n’excepte pas à la règle : sa femme, Alice (devenue par ailleurs la maîtresse de Gérard (Richard Berry), le patron d’Aldo) demande le divorce…
    Là où beaucoup de cinéastes auraient été tenté par le classique ticket perdu ou volé, ou toutes autres situations classiques du gagnant au loto, Michel Munz et Gérard Bitton (scénaristes de LA VERITE SI JE MENS 1 et 2, qui signent là leur première réalisation), s’en sortent avec les honneurs, optant à chaque fois pour un point de vue différent.

    Le thème de l’argent facile engendre inévitablement des situations assez clichées au cinéma comme la séance de shopping à la Pretty Woman, le dîner dans un grand restaurant ou la petite morale "l’argent ne fait pas le bonheur… mais c’est quand même mieux d’en avoir", etc. Incontestablement, il y a de ça dans ce film, mais pas seulement. Les réalisateurs ont su trouver des angles d’attaque différents, plus ou moins intéressants. Ainsi, Aldo préfère cacher à son entourage sa nouvelle fortune. Non pas par égoïsme, mais par fierté : il refuse qu’Alice reste avec lui pour son argent.

    Le scénario, bien que sans grande originalité, est bien ficelé et le spectateur le suit avec plaisir. Il n’y a pas, ou peu, de temps mort, ce qui favorise l’appréciation du film. Ainsi, de bonnes répliques ("Alors, quand on est riche, ça ne s’arrête jamais ?" demande Darroussin à son banquier qui lui répond : "Rassurez-vous, c’est pareil quand on est pauvre" !) en agréables surprises (Darry Cowl, Henri Guybet ou encore Jean Dujardin), AH SI J’ETAIS RICHE ne vous donnera ni envie de jouer au loto, ni le désir soudain de jeter toutes vos maigres économies par les fenêtres, mais vous ferra passer un agréable moment, sans leçon de morales affligeantes, trop souvent liés à ce style de sujet…
    Amélie Chauvet
 

Avis des Spectateurs

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