Critiques : Anonymous

    en salle le 04 Janvier 2012

Notre critique : Anonymous

    To be Shakespeare or not to be ?

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Quoi ? L’auteur le plus célèbre, le plus adapté, le plus traduit, le plus cité, le plus admiré, ne serait… qu’un vulgaire imposteur ?


    C’est en tout cas ce que pense Roland Emmerich, et c’est sur cette polémique qu’il a fondé son dernier film, Anonymous, sorti dans les bacs cette semaine. Le réalisateur suit ainsi l’avis de Mark Twain, Henry James ou encore Sigmund Freud : selon eux, l’illustre William Shakespeare ne pouvait pas être l’auteur des légendaires Hamlet, Roméo et Juliette ou MacBeth.
    Non, l’artiste, ce serait Edward de Vere, comte d’Oxford. Cependant, pour protéger son statut de grand seigneur (enfin surtout parce qu’on l’y a obligé), ce féru de littérature serait resté anonyme et aurait demandé à l’auteur Ben Jonson de diffuser ses pièces. Devant le succès de la première au théâtre, et le public réclamant l’auteur, l’acteur William « Shakespere » aurait sauté sur l’occasion de se faire passer pour le dramaturge prodige et d’en récolter la gloire.

    Cette thèse posée, le personnage de William Shakespeare est donc relégué à celui de vulgaire bouffon charlatan corrompu, illettré et avide de succès. Comment démystifier une légende : ça, c’est fait. Car on peut d'emblée reconnaître à Emmerich et son scénariste John Orloff le mérite de soutenir leur théorie – certes un peu hasardeuse - avec ferveur et audace.
    Le problème, c’est qu’à cette thèse supposée, et donc imaginée, se mêlent des faits historiques et, l’Histoire des Tudors étant déjà assez complexe - entre coucheries douteuses, trahisons et secrets - on est un peu perdus entre les mises en abyme du théâtre dans le théâtre dans le film, les allers et retours temporels, et les différentes trames narratives mises en scène.


    Heureusement, grâce à un jeu d’acteurs irréprochable (les géniaux Rhys Ifans/Edward de Vere et Vanessa Redgrave/Elizabeth Ier en tête), des costumes et une esthétique très soignés, et des effets visuels plutôt impressionnants (difficile de voir que la plupart des scènes extérieures ont été tournées sur fond vert ! Et oui, c’est Roland Emmerich quand même), le film gagne en profondeur et l’on est facilement plongé dans l’ambiance élisabéthaine.

    Bref, en jouant à « et si » avec les moyens et l’envie, Emmerich parvient à nous mener en bateau jusqu’au bout, même si parfois ça tangue, parfois on somnole. Et au final, après les bourrins Le Jour D'Après et 2012, c’est plutôt pas mal.
    Marie Devier

Critiques : Anonymous 1 étoiles

  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Le plaisir du cinéaste à évoluer dans un univers fait d'intrigues et de révolutions de palais se communique à cette fresque ludique à 200%. (...) Il signe son œuvre la plus aboutie avec ce film qui fait sauter de joie les cellules grises en mettant un grand coup de pied dans une institution."
    Caroline Vié (article entier disponible dans Le 20 Minutes du 04/01/2012)
  • Première
    Première

    " (…) avec Anonymous, le cinéaste allemand prouve qu’il est capable de sublimer un beau sujet et de faire vivre des personnages complexes sur la durée. "
    C.N. (article entier disponible dans Première n°418/419, page 58.)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " (...) Un thriller shakespearien puissant et sulfureux. "
    S.B. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 02/01/2012)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Roland Emmerich, maître ès blockbusters et effets spéciaux (Independence Day, 2012), effectue un virage à 180° en s'essayant au film d'époque en costume. Pari gagné : il signe une tragédie captivante avec son lot de mensonges, de trahisons et de passions interdites, dignes de l'auteur d'Hamlet. "
    Uriell Ceillier (article entier disponible dans Télé7Jours n°2693, page 142)
  • VSD
    VSD

    " Aussi absurde que distrayant. "
    J.-P.G (article entier disponible dans VSD n°1793, page 62)
  • Technikart
    Technikart

    " Très divertissant (double inceste ! méchant bossu !), le film ne déplore aucune victime du côté des bâtiments. Chapeau Roland. "
    Benjamin Rozovas (article entier disponible dans Technikart n°158, page 130)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " Rhys Ifans est particulièrement bon dans le rôle du dramaturge caché. On regrettera juste cette atmosphère sirupeuse, digne des plus belles envolées clipesques de Laurent Boutonnat quand il filme Mylène Farmer. "
    F.L. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°33, page 34)
  • Positif
    Positif

    " Nourri de très nombreux personnages (une constante du metteur en scène), le film est parfois confus (…) mais on admire l'attention portée à la reconstitution - sur le plan narratif comme sur celui de la direction artistique, en particulier les costumes de la souveraine. "
    G.V (article entier disponible dans Positif n°612, pages 36,37)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Quelle était l'identité véritable de l'auteur d'«Hamlet»? Une plongée dans l'univers tumultueux de l'époque élisabéthaine. "
    Marie-Noëlle Tranchant, Emmanuèle Frois et Olivier Delcroix (article entier disponible dans Figaroscope du 04/01/2012)
  • Télérama
    Télérama

    " Visuellement séduisant - il lorgne beaucoup sur la série à succès Les Tudor -, le film ne tient pas debout. "
    Frédéric Strauss (article entier disponible dans Télérama n°3234, page 52)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    "Une passionnante hypothèse invalidée par les historiens mais défendue par Roland Emmerich (...) dans ce film étouffe-chrétien, boursouflé et interminable (...). "
    N.S. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2461, page 30)

 

Avis des Spectateurs

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