Un tueur impitoyable aux prises avec sa conscience. Sa solitude est à la fois son salut et sa damnation. Semer la mort et la désolation pour disparaître comme un fantôme sont pour lui un jeu d’enfant. Je m’appelle… Jean Reno dans
Léon ? non… Batman ? non… c’est
Nicolas Cage dans un rôle vu, vu, vu et revu, mis en scène par les Frères Pang.
Joe est donc un tueur sans scrupule débarquant à Bangkok pour « exécuter » quatre contrats. Mais voilà, malgré des années de meurtres et « d’effacement » de témoins, l’ami Joe a encore un cœur gros comme ça et c’est à Bangkok qu’il choisit de le faire saigner. Coup sur coup, il rencontre un jeune Thaïlandais qu’il choisit pour élève puis une pharmacienne sourde et muette dont il tombe bien sûr immédiatement amoureux. Il faut l’avouer, ça tombe bien, Joe n’a pas l’habitude des conversations.
Regard émouvant de petite fille de quatre ans avant un meurtre, danseuses légèrement vêtues dans une boîte des bas-fonds de la ville ou encore cas de conscience insoutenable au moment d’abattre un politicien de la trempe de Nelson Mandela, on l’aura compris, les frères Pang ne nous épargnent aucun cliché à propos de l’histoire ou de la Thaïlande.
À trop vouloir mélanger le mélo et le film d’action, les réalisateurs oublient même de tourner des cascades dignes d’un film qui se réclame du genre. Le morceau de bravoure, une course-poursuite en pirogues lancées à pas moins de 20km/h parvient tout juste à tenir éveillé. Quant à
Nicolas Cage, il ne convainc pas en tueur impitoyable torturé. On pensait que l’acteur américain avait déjà touché le fond avec
Ghost Rider ou
Next. Et bien non, il creuse encore…
Xavier Lalu