Critiques : Belleville Tokyo

    en DVD le 07 Février 2012

Notre critique : Belleville Tokyo

    Tu m'aimes ? Pas trop, non...

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Un couple de bobos cinéphiles se dirige vers un train en partance pour Venise. Sur le quai, Julien (Jérémie Elkaïm) annonce à Marie (Valérie Donzelli), sa femme enceinte, qu'il la plaque pour une autre. Bouleversée, Marie entame alors une longue - et bizarrement drôle - traversée du désert.

    Belleville Tokyo


    Ne vous fiez pas à l'affiche mettant en scène le couple en or Donzelli/Elkaïm de l'imparable comédie dramatique La Guerre Est Déclarée, car si ces deux-là semblent inséparables (amis, parents, ex-compagnons à la ville et partenaires d'écriture et d'écran), ils ne sont cette fois pas à l'origine de cette nouvelle confrontation.
    La responsable ici est Elise Girard, une réalisatrice novice plus connue dans le petit monde du Septième Art pour son travail d'attachée de presse, jeune femme diablement préoccupée (comme elle nous l’explique posément dans un entretien bonus) par un drame ordinaire somme toute assez peu traité à l'écran : que devient-on lorsque, enceinte, on se fait lourder par son égocentrique de mec (époux, compagnon, fiancé, ...) ?

    Belleville Tokyo


    Alors, oui, c'est sûr, dit comme ça, ça sent le mélodrame à plein nez. Pire, le film est sérieusement ancré à Paris, dans un microcosme culturel bourgeois-bohème en diable et s'articule autour de tirades précieuses et d'appartements au parquet qui grince.
    Sur le papier, c'est certain, Belleville Tokyo a tout pour hérisser le poil. Pourquoi, alors, ne prend-t-on pas ses jambes à son cou passées les premières images ?

    Tout simplement parce qu'il faut reconnaître à la réalisatrice un certain don pour la distanciation qui offre au film une lecture presque légère du drame que représente la (violente) rupture de ce cruel duo, muant ainsi paradoxalement une intrigue anecdotique en fine analyse des relations humaines et/ou amoureuses. Du couple que l’on forme à celui que l’on rêverait d’être, il y a parfois un gouffre infranchissable. Malgré l’amour, les habitudes et les engagements.
    Souvent juste, parfois drôle, légèrement agaçant… Belleville Tokyo demeure sacrément efficace.
    Eléonore Guerra

Critiques : Belleville Tokyo 2 étoiles

  • Les cahiers du cinéma
    Les cahiers du cinéma

    " De forme très humble, pas toujours très adroit, Belleville Tokyo réussit pourtant un pari assez acrobatique, qui mène un film presque anecdotique jusqu'à une étrange méditation amoureuse. "
    F.M. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°662, page 48).
  • Trois Couleurs
    Trois Couleurs

    "Après La Reine des pommes, Elkaïm et Donzelli emportent une nouvelle fois le morceau"
  • Grazia
    Grazia

    "Tour à tour drôle, tragique et vraiment attachant"
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " La mécanique d'une rupture amoureuse auscultée avec cruauté et finesse, tristesse et drôlerie, distance et tendresse. "
    Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°809, page 66)
  • Elle
    Elle

    "Une légèreté euphorisante pour le traitement d'un sujet a priori pas franchement hilarant (...) Valérie Donzelli semble évoluer en apesanteur (...) Elise Girard fait preuve d'une finesse enthousiasmante"
    Héléna Villovitch (article entier disponible dans Elle n°3413, p. 60)
  • VSD
    VSD

    "Soutenu par un couple en symbiose totale, ce premier film porte en lui des idées délicates, à peine égratignées par une mise en scène parfois trop sage."
    O. B. (article entier disponible dans VSD n°1762, page 75)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    "Le cinéma se vit au quotidien tout au long de l’année. C’est une des vertus de Belleville Tokyo que de le montrer (…) Elise Girard a réussi son passage à la fiction, grâce également aux compositions très énergiques de Valerie Donzelli et Jérémie Elkaïm."
    Pascal Mérigeau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2430, page 114)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    "Le piège béant de l’autofiction est évité ici grâce à une savoureuse dose d’auto-ironie (...) Une douce fantaisie, à la mélancolie taraudante."
    X.L.(article entier disponible dans Télé Paris Obs n°2430, page 30)
  • Positif
    Positif

    "Élise Girard livre avec ce premier film une chronique désenchantée mais pas désespérée qui s’effeuille comme un éphéméride. Sans craindre l’analyse psychologique, elle affronte quelques figures obligées de ce déchirement : le mensonge, les larmes, l’éloignement, la lâcheté, les phases de rémission et l’entourage pris à témoin."
    P. Bi. (article entier disponible dans Positif n°604, page 32)
  • Première
    Première

    "Une réalisatrice novice qui ne semble pas faire totalement confiance à son talent, certaines séquences manquant étrangement de personnalité."
    P.J. (article entier disponible dans Première n°411, page 40.)
  • Studio Ciné Live
    Studio Ciné Live

    "Le film ne dépasse que rarement le cadre d'un cinéma auteuriste et parisianiste (...) La complicité du couple Donzelli-Elkaïm traverse l'écran."
    Laurent Djian (article entier disponible dans Studio Ciné Live n°27, p. 36)
  • Libération
    Libération

    "La part autobiographique s’efface peu à peu derrière la grâce d’un couple qui ne parvient jamais ni à s’aimer comme il le voudrait ni à se haïr tout à fait. Une forme de déséquilibre permanent, touchant, qui finit par étouffer le propos, réduisant le rapport ambigu de l’auteure au cinéma à une fonction de décor abritant un drame intime."
    Bruno Icher (article entier disponible dans Libération du 01/06/2011)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Une analyse fine et finement interprétée de sentiments incompréhensibles, voire inavouables. "
    Isabelle Fargette (article entier disponible dans Figaroscope du 30/05/2011)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Tout dans Belleville Tokyo renvoie au cinéma, jusqu'au couple d'acteurs choisis, qui charrie naturellement l'imaginaire acidulé des films de Valérie Donzelli. "
    Isabelle Regnier (article entier disponible dans Le Monde du 31/06/2011)
  • Télérama
    Télérama

    " Elise Girard filme les atermoiements et les revirements amoureux avec humour et une distance salutaire. "
    Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama n°3203, page 47)
 

Avis des Spectateurs

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