Critiques : Biutiful

    en DVD le 27 Septembre 2011

Notre critique : Biutiful

    À bout de souffle

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Dans une Barcelone poisseuse, Uxbal fait ce qu'il peut pour subvenir aux besoins de ses enfants (quitte à exploiter des clandestins), aider sa femme mentalement instable, et enterrer son père, mort des années auparavant dont le corps revient seulement du Mexique.
    Et parce que cet ibère n'en a visiblement pas assez, Alejandro González Iñárritu cette fois-ci scénariste, lui colle un cancer de la prostate qui ne lui laisse que peu de temps à vivre.

    Exit Guilermo Arriaga, Iñarritu opère désormais seul et c'est tout un rite qui en est changé. Finit les grands puzzles et chassés croisés de divers personnages qui ont su faire la part belle à la précédente trilogie du mexicain. C'est donc notre Javier Bardem, massif -et heureusement car il fallait quelqu'un au dos large pour porter toute cette misère- qui, dans ce récit inhabituel et linéaire, interprète (brillamment) cet homme que la vie semble peu à peu abandonner.

    Hanté par la mort (celle de son père, des fantômes qu'il voit, et de sa propre fin) Uxbal tente de laisser quelque chose de bon, de meilleur, à ses enfants et ce même au prix de pauvres chinois qu'il utilise et de familles qui le payent pour jouer un rôle de passeur auprès de leurs défunts.
    Véritable télamon, il fait de cette course contre la mort son chemin de croix : en donnant naïvement une seconde chance à Marambra (sa femme), en améliorant les conditions de vie de ses clandestins, et en hébergeant une immigrée sénégalaise, il tente désespérément de se racheter une âme pure.

    - "Papa, comment on écrit 'beau' en anglais ?
    - B-I-U-T-I-F-U-L"


    C'est à cette maladresse d'Uxbal que le film doit son titre, preuve alors de la misère sociale de notre protagoniste.
    Amoureux de ces personnages, malheureusement si patents, Iñarritu fait de la faiblesse humaine la richesse de ses films. Mais en abordant tant de sujets différents il ne peut, et c'est dommage, aller jusqu'au bout de son objection. Qu'importe, car il a d'autres réserves. Personne n'avait encore filmé Barcelone ainsi. Loin de l'image idyllique des cartes postales, la métropole est ici ancrée dans une réalité terrifiante mais néanmoins effective : crise sociale, clandestinité, corruption, etc...
    Mais l'atout majeur du film reste son incroyable interprète, Javier Bardem. Ce colosse, ici tout en douceur, sert sobrement le film. Les scènes où Uxbal se retrouve à table avec ses enfants sont éblouissantes d'humanité et celles où Bardem déambule dans les rues désabusées de Barcelone sont d'authentiques moments de cinéma.

    Même si la séparation entre Arriaga et Iñárritu se fait sentir et que le réalisateur s'éparpille un peu dans les thèmes qu'il approche, Biutiful n'en reste pas moins saisissant de vérité et étonne par l'interprétation de Javier Bardem récompensé à juste titre à Cannes en 2010.
    Zoé-Alice Klein

Critiques : Biutiful 1 étoiles

  • Brazil
    Brazil

    " Biutiful va vous ouvrir les yeux. Ce n'est pas beau à voir, mais ô combien si rare. "
    Christophe Goffette (article entier disponible dans Brazil n°33, page 30)
  • Elle
    Elle

    " ...film rapeux, mélancolique, triste aussi et absolument magnifique. "
    Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3381, page 76)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    "Dans biutiful, c'est flagrant, Bardem ne joue pas, Bardem sniffe ses rôles et quand il les recrache c'est en bouquets. (...) et le résultat est simplement... biutiful."
    Carlos Gomez (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 17 Octobre 2010)
  • Télérama (Pour)
    Télérama (Pour)

    "La beauté du film vient de sa fièvre, de son emportement."
    Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3171, page 46)
  • Première
    Première

    " (…) le réalisateur mexicain a deux atouts dans sa manche : Javier Bardem et le fantastique. Le premier porte le film sur ses épaules avec une gravité déchirante. Le second sort Biutiful de son carcan social (…). "
    Julien Welter (article entier disponible dans Première n°404, page 53.)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    "Une tragédie humaine sublimée par la mise en scène d'Alejandro Gonzàles Inarritu et le jeu de Javier Bardem"
    Thierry Cheze (article entier disponible dans Studio CinéLive n°20, page 30)
  • Ouest France
    Ouest France

    "Du réalisme au fantastique, du sordide au surnaturel, et dans une forme moins tarabiscotée que ses précédentes réalisations, Amours chiennes, Babel, 21 grammes, Gonzales Inarritu met en place un drame humain poignant."
    (article entier disponible dans Ouest France du 20 Octobre 2010)
  • Paris Match
    Paris Match

    "Moins labyrinthique que ses précédentes oeuvres, mais d'une puissance émotionnelle bouleversante, "Biutiful" puise sa force dans la présence sidérante de Bardem."
    Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3205, page 14)
  • Technikart
    Technikart

    " Ici plane encore le besoin manifeste du cinéaste de solder à son tour ses comptes avec son ancienne moitié. "
    F.G. (article entier disponible dans Technikart n°146, page 108)
  • Les cahiers du cinéma
    Les cahiers du cinéma

    " Bardem a les épaules pour maintenir héroïquement le cap, mais ce côté sampling et le forçage de tous les braquets pèsent d'autant plus que le film prend tout son temps pour dire si peu. "
    Vincent Malausa (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°660, page 48).
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Javier Bardem impressionne, mais n'empêche pas l'ennui de s'installer. "
    Julien Barcilon (article entier disponible dans Télé7Jours n°2630, page 138)
  • Le Monde
    Le Monde

    "Il faudrait avoir très mauvais esprit pour penser que le film capitalise sur le malheur des gens pour en tirer profit."
    Jacques Mendelbaum (article entier disponible dans Le Monde du 20 Octobre 2010)
  • Metro
    Metro

    " Avec "Biutiful", le réalisateur et sa star s'enfoncent dans les ambiances glauques. Décevant."
    (article entier disponible dans Metro du 20/10/2010)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    "Trop d'émotions tue l'émotion dans ce mélo qui souffre de l'absence de Guillermo Arriaga, scénariste des précédents Iñárritu, d'Amours chiennes (1999) à Babel (2006)."
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 20 octobre 2010)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " ...la patte d'un cinéaste qui lui confrère une réelle épaisseur humaine, une belle dimension fantastique. "
    Jean-Luc Wachthausen (article entier disponible dans Figaroscope du 20/10/2010)
  • Libération
    Libération

    " Tout se passe comme si le réalisme ne pouvait s’exprimer que par l’excès en récurrence. "
    Philippe Lançon (article entier disponible dans Libération du 20/10/2010)
  • VSD
    VSD

    " Biutful, le nouveau film d'Alejandro González Iñárritu, réalisateur de 21 grammes et de Babel, irrite par son esthétisation du malheur. "
    O.B (article entier disponible dans VSD n°1730, page 70)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Javier Barden en saint-salopard dans un chemin de croix aux airs d'enluminure numérique. Bien relou."
    Léo Soesanto (article entier disponible dans Les Inrocks n°777, page 77)
  • Télérama (Contre)
    Télérama (Contre)

    "Un mélo qui prétend que l'horreur du monde est accessoire au regard de sa propre douleur de sa propre douleur, on ne voit pas ce qu'il y a de "biutiful" la dedans."
    Guilemette Odicino (article entier disponible dans Télérama n°3171, page 48)
 

Avis des Spectateurs

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