Non, vous n’êtes pas dans une pub pour monoï, ni à l’élection de Miss Bikini mais bien dans le thriller
Bleu d’enfer de
John Stockwell. Le monde marin, très à la mode ces derniers temps, est à nouveau exploité pour ce film 100% testostérone !
Sam et Jared vivent d’amour et d’eau fraîche, enfin pas si fraîche que ça car ils ont élu domicile aux Bahamas ! Ils mènent une existence presque tranquille jusqu’à ce que leur ami richou débarque sur l’île avec sa bimbo rencontrée la veille. Commence alors la débauche pour ces quatre jeunes gens - exempts de défauts physiques soit dit en passant – à bord d’un Yatch loué à l’occasion.
Lors d’une séance de plongée en apnée prolongée - c’est à croire que nos héros ont des branchies - ils découvrent un avion rempli de drogue échoué au fond de l’eau. Le deuxième couple, un peu junkie, va essayer de convaincre le premier d’utiliser la poudre pour financer leurs projets personnels.
Cependant, le film est trop manichéen et le scénario trop téléphoné pour que l’on parvienne à croire, ne serait-ce qu’une seule seconde, que le héros puisse sombrer du côté obscur. Les dialogues et la psychologie des personnages sont à peine plus évolués que ceux d’un crustacé.
Rien de nouveau à l’horizon, les vrais méchants seront punis d’une manière ou d’une autre, tandis que l’amour et l’amitié virile auront raison de tout. C’est à peine si l’on frissonne à la vue des requins, pourtant utilisés à des fins sensationnelles, tellement nous sommes anesthésiés par la certitude de savoir où veut nous mener le réalisateur. L’enchaînement de cascades interrompt par intermittence notre somnolence, mais l’explosion qui fait office de bouquet final s’avère peu convaincante.
Le film a tout de même le mérite de nous faire voyager au fil des bancs de poissons et des plans au bleu aseptisé, joliment photographiés. Ça fait rêver en cette période de canicule…
Gwendoline Jamesse