Critiques : Bobby

    en DVD le 09 Août 2007

Notre critique : Bobby

    Instantané idéalisé d’un temps où tout semblait possible.

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Le film « chorale » est toujours un exercice un peu casse-gueule. Maintenir la tension autour d’une quinzaine (voire plus) de personnages à l’intérieur d’une intrigue n’est en effet pas l’évidence même. Si un Paul Thomas Anderson éblouit avec son Magnolia, tous n’ont pas cette chance.

    Soyons honnêtes, certes Emilio Estevez – avec ses personnages à profusion (22 !) et son climax scénaristique ultra connoté (l’assassinat de Bobby Kennedy) – s’en sort avec la mention bien. Il n’évite certes pas les sentiers battus et ultra rebattus du sentimentalisme « C’était mieux avant », cependant on doit lui accorder une sincérité dans sa démarche assez rafraîchissante. Ici, point de complots secrets. Estevez est visiblement fasciné par son sujet (d’où un Bob Kennedy lisse, tout en promesses et en espoirs) et les résonances actuelles qu’il donne à son film n’en sont que plus flagrantes. Le parallèle Vietnam/Irak est bien sûr évident, même s’il est vite supplanté par le décalage gigantesque entre deux époques : notre société amorphe, désabusée politiquement et socialement face à cette image d’Epinal d’une époque où tout les espoirs étaient permis, où le changement semblait possible. La démonstration d’Estevez est souvent facile (à grand renfort de classiques musicaux), mais il faut avouer qu’elle fait du bien.

    Enfin, comment parler de Bobby sans évoquer le casting monstrueux qu’il réunit ? Anthony Hopkins, Sharon Stone, Elijah Wood, Laurence Fishburne, etc. On en reste sur les fesses de voir une telle liste de noms s’égrainer, d’autant qu’aucun n’a à rougir de sa performance. Malheureusement, le serpent du star-system se mord rapidement la queue malgré lui. Alors qu’on voudrait voir des personnages se rencontrer, s’unir et se déchirer (vivre en somme), on ne peut s’empêcher de s’émerveiller de voir Sharon Stone coiffer Demi Moore ou Anthony Hopkins jouer aux échecs avec Harry Belafonte. Et le charme est rompu. Non que leur jeu soit faible, mais face à de tels monstres, les réflexes de spectateurs/cinéphiles sont redoutables. Certaines performances sont néanmoins bluffantes de justesses : une Lindsay Lohan étonnante de retenue face à un Elijah Wood mystérieux ; ou encore un William H. Macy décidemment trop peu exploité à Hollywood.

    Quand trop de qualité tue la qualité…
    Eléonore Guerra

Critiques : Bobby 1 étoiles

  • Crossroads
    Crossroads

    " Bobby est quasiment un chef d’œuvre. Emilio Estevez a film l’anti-JFK. "
    Eric Coubard (article entier disponible dans Crossroads n°50, page 15)
  • Elle
    Elle

    " Voici du très bon cinéma made in America (…). "
    Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3186, page 26)
  • Metro
    Metro

    " Emilio Estevez tisse avec maîtrise le destin de gens ordinaires autour de la vie de Bobby, un espoir de paix et de justice sociale.(…) Plus qu’un hommage, son film montre que le très bon cinéma, quoique dans un style risqué, ça existe encore. "
    Talia Soghomonian (article entier disponible sur le site www.metrofrance.com)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Voilà un film dit « choral » qui a su éviter les lourdeurs du genre. Sur des situations pourtant très dessinées (…), rien n’est jamais appuyé. "
    P.V. (article entier disponible dans Le Parisien du 24/01/07)
  • CinéLive
    CinéLive

    " Emilio Estevez rappelle, avec cette œuvre chorale anti-spectaculaire, ce que l’homme représentait alors d’idéalisme politique et d’espoir. "
    Véronique Trouillet (article entier disponible dans Cinélive n°108, page 61)
  • Positif
    Positif

    " Bobby, tout en suscitant l’intérêt, ne convainc jamais. "
    H.N. (article entier disponible dans Positif n°551, page 48)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Sa séduction réside dans son fabuleux casting (…) et son élégante mise en scène en forme de puzzle rétro."
    J.B. (article entier disponible dans Télé 7 Jours n°2435, page 130)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Bobby est un grand film politique, car il raconte avec acuité l’Histoire à travers des petites histoires individuelles savamment entremêlées. "
    T.C. (article entier disponible dans Studio n°231, page 28)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Ce patchwork brillant conduit à une réflexion salutaire. Il se révèle également ludique en permettant au spectateur de s'amuser à identifier des comédiens célèbres à chaque détour de couloir."
    Caroline Vié (article entier disponible sur le site de 20 Minutes).
  • A Nous Paris
    A Nous Paris

    " Avec certes moins de fluidité qu’Altman, et beaucoup plus d’irrégularité dans ses portraits, Estevez nous concocte tout de même un beau drame (…). "
    (article entier disponible dans A Nous Paris n°338, page 14)
  • Ouest France
    Ouest France

    " (…) Au-delà de l'exposé militant de ses convictions politiques, Emilio Estevez se livre à un bel exercice de narration qui reprend habilement toutes les ficelles du film choral."
    (article entier disponible sur le site www.ouest-france.fr/)
  • Paris Match
    Paris Match

    " A travers cette commémoration de l’ « esprit de Bobby », Emilio Estevez se fait aussi porte-parole des Américains qui pleurent encore la fin d’un bel élan d’idéalisme. "
    Christine Haas (article entier disponible dans Paris Match n°3010, page 18)
  • Le Figaro
    Le Figaro

    " Un film de politique-catastrophe mitigé de fiction spectaculaire à accrocher dans la galerie des rêves américains avortés. "
    Dominique Borde (article entier disponible sur le site du Figaro).
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Le cinéaste privilégie l’humain à l’enquête. Bouleversant. "
    S. B. (article entier disponible sur le site du Journal du Dimanche)
  • Score
    Score

    " On sort de l’isoloir comme à chaque fin de mandat : frustrés et déçus. "
    Audrey Zeppegno (article entier disponible dans Score n°26, page 69)
  • Première
    Première

    " (…) Le film laisse l’impression d’un portrait choral satisfaisant comme un buffet bien garni mais plombé par une sévère incontinence sentimentale. "
    Gérard Delorme (article entier disponible sur le site www.premiere.fr et dans le magazine Première n°360, page 26)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " (…) Le film se veut la chronique éclatée de vies dont les aléas doivent se résorber dans le bonheur espéré d’une Amérique démocrate enfin à l’écoute des démunis et dans le malheur final qui annule les différences des trajectoires individuelles. "
    Axelle Ropert (article entier disponible dans Les Inrocks n°582, page 48)
  • VSD
    VSD

    " Le fils de Martin Sheen entame une renaissance cinématographique avec un film ambitieux. "
    (Article entier disponible dans VSD n°1535, page 66)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Le résultat est distrayant, mais loin des ambitions politiques et historiques affichées."
    Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Un film choral très ambitieux, qui brasse les destins de vingt-deux personnages de fiction tout en brossant le portrait de l’Amérique de la fin des années 1960"
    Emmanuèle Frois (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " L’impression qui domine est celle d’une vaste tapisserie chorale, fluide mais un peu terne, où une douzaine de stars se croisent (…). "
    B.A. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Les quelques images d’archives montrées par Estevez sont assurément les plus belles. "
    Eugenio Renzi (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°620, page 58).
  • Le Point
    Le Point

    " Là où l’on attend un ballet, on obtient un défilé poussif et le message - avec Bobby est mort, le dernier sauveur de l’Amérique - est aussi maladroit que l’écriture. "
    F.-G.L. (article entier disponible dans Le Point n°1792, page 130)
  • Télérama
    Télérama

    " ( Bobby) est surtout un fastidieux défilé de vedettes, d’Anthony Hopkins à Elijah Wood, où les sketchs gratuits se succèdent mollement. "
    (article entier disponible dans le magazine Télérama n° 2976, page 43)
  • L'express
    L'express

    " Un film choral bien-pensant qui tourne au rendez-vous pour VIP. "
    J. W. (article entier disponible dans L'express Mag n°2899, page 61)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
39 avis 4 étoiles
33 avis 3 étoiles
32 avis 2 étoiles
21 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 48 071 entrées
  • Cumul IDF : 89 648 entrées

  • 1ère semaine France : 84 527 entrées
  • Cumul France : 151 107 entrées