Une héroïne qui s’appelle Jennifer dans un film d‘horreur, on tique déjà. De surcroît, la miss joue le rôle d’une mannequin archi-désirée, et narcissique vous l’aurez deviné. Comme par hasard, un obsédé sexuel la capture, et s’excite en la torturant moralement, sans la défigurer sinon c’est pas du jeu.
Premier plan, un corps qui explose, une scène de sévices filmée caméra au poing : pourquoi pas. Et puis, on assiste à une vague de clichés : seconde d’hésitation, on rit plus qu’on ne sursaute. A la façon de Braindead, imaginer une guerrière bimbo, et insister sur l’aspect grotesque des films de série B, on aurait pas dit non.
Exemple : « Jiji » rencontre un autre captif, « hombre muy sensual », qui s’emploiera à la rassurer, comme il se doit… Il est vrai qu’au royaume des moches, les beaux sont rois, et deux seins valent mieux qu’un…
Une scène vaut le détour. Mon premier est un caniche, mon deuxième, est le chien de Jennifer, mon dernier, Jennifer et son chien sont capturés, un seul survivra, alors ?
L’actrice
Elisha Cuthbert s’enterre sous le poids d’une interprétation approximative. Or, son partenaire,
Daniel Gillies, relève le niveau, non sans pectoraux terminatoresques.
L’aspect documentaire, en adéquation avec une caméra tremblotante achève de faire perdre toute crédibilité au film, même si l’idée de départ n’était pas si mauvaise. Le décor créé une atmosphère inquiétante, mais le huis clos adapté à l’intrigue génère finalement la lassitude.
En revanche, une très bonne B.O ouvre et clôt le métrage. Il en résulte qu’on reste sur sa faim, pas assez captivés…
Octobre Carayon