Oui, oui, oui, encore un humoriste qui passe au grand écran. Pire, un humoriste qui passe à la réalisation. Certains crieront au scandale, voire au blasphème, nous, on est juste curieux. Que pourrait nous servir de neuf
Olivier Barroux, le « O » de « Kad et O » ?
Pour répondre à cette cruelle interrogation, pas besoin de longs discours, mais juste une comédie romantique plutôt décomplexée – même si assez conventionnelle – idéale pour passer un bon moment sans se prendre la tête.
La recette est assez simple quand on y pense. Sur fond d’adaptation de BD à succès (
Monsieur Jean de Dupuy et Berberian), on découvre un gars (un poil loser) et une fille (humblement parfaite) en pleine crise d’engagement. Un mensonge par-ci, deux ou trois interrogations existentielles par-là, plus quelques névroses : bienvenue dans le grand bordel de l’amour version 21ème siècle. Avec un point de départ tangent pour une comédie romantique (le couple est déjà établi), ça s’aime, se déchire, se retrouve, se redéchire, etc. C’est tout bête, mais grâce notamment à l’audace du réalisateur novice à l’humour du sketchman confirmé et à de bons seconds rôles (
Kad Merad hilarant dans sa dépression et le tout jeune
Rhiles Djarouane), on accroche à l’histoire de Laetitia et Alex.
On donnera même un bonus pour la sympathique bande son qui rythme ce premier film et pour l’hommage culotté (un vrai petit plaisir perso) à la ville de l’amour : New York.
Eléonore Guerra