Critiques : Confession d'un enfant du siècle

    en DVD le 09 Janvier 2013

Notre critique : Confession d'un enfant du siècle

    Je t'aime, moi non plus

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
    0 étoile
    De 1833 à 1835, Alfred de Musset a eu une liaison tumultueuse avec l'écrivaine George Sand. La Confession d'un enfant du siècle en est le récit quasi autobiographique, écrit après leur séparation, à seulement vingt-cinq ans par le célèbre auteur français.

    C'est donc de ce roman très personnel - oeuvre phare du 19ème siècle et du romantisme - qu'a choisi de s'inspirer Sylvie Veyrhede, comme l'avait fait Diane Kurys en transposant l'histoire passionnelle de George Sand et Alfred de Musset sous les traits de Juliette Binoche et Benoit Magimel dans Les Enfants du siècle.

    Présenté en Sélection Officielle à "Un Certain Regard" au Festival de Cannes 2012, Confession d'un enfant du siècle a rapidement fait parler de lui grâce ou à cause d'un casting plutôt atypique. Le chanteur agité Pete Doherty y fait ainsi ses premiers pas d'acteur face à l'énigmatique Charlotte Gainsbourg. Un duo très "undergound", donc. D'autant plus que le film a été tourné dans la langue de Shakespeare et non celle de Molière : de quoi faire frémir certains puristes de la littérature française.

    L'Histoire :
    Paris 1830. Octave, trahie par sa maîtresse, tombe dans le désespoir et la débauche : le “mal du siècle”. La mort de son père l’amène à la campagne où il rencontre Brigitte, une jeune veuve, de dix ans son aînée. Pour Octave, c’est à nouveau la passion. Mais aura-t-il le courage d’y croire ?


    Une fois habitués à voir Doherty à l'écran, on se plonge tranquillement dans le récit du spleen que vit Octave, doucement bercés par la mélodieuse b.o composée par le groupe electro Nousdeux et Sébastien Tellier et on erre avec le personnage entre le confinement et la luxure des appartements parisiens et la nature, généreuse, plutôt bien filmés.

    Malheureusement, le rythme (très) lent peine à tenir notre attention quoiqu'il nous fait réellement ressentir l'ennui et la douleur du personnage face à ses questionnements sur sa société, son existence et surtout : l'amour.

    La rencontre d'Octave avec Brigitte (Gainsbourg) redonne une certaine énergie au récit, qui va pourtant vite devenir répétitif dans le traitement du "je t'aime, moi non plus" incessant entre les amants qui se déchirent.


    Malgré l'apathie qui tend à nous envelopper aux fils des deux heures passées, on reste emballés par le duo Doherty/Gainsbourg, qui fonctionne bien et par une certaine sensibilité et pudeur dans la réalisation.
    Petit bonus : La chanson "Birdcage" en générique de fin - composée par Amy Winehouse et interprétée par Doherty - très appréciable si l'on aime les rythmes acoustiques et la voix éraillée du britannique.

Critiques : Confession d'un enfant du siècle 1 étoile

  • L'Express
    L'Express
    3 étoiles
    " Du cinéma. Entièrement. Uniquement. Follement. Amoureusement. Et même courageusement. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express n°3191, page 108)
  • Le Parisien
    Le Parisien
    2 étoiles
    " un parfum d’ennui "
    Hubert Lizé (article entier disponible dans Le Parisien du 29 août 2012)
  • Le Point
    Le Point
    2 étoiles
    " Un film où suinte tout le poson du "mal du siècle" "
    C.O.-D.-B. (article entier disponible dans Le Point n°2085, page 79)
  • Première
    Première
    2 étoiles
    " Peu de passion pour beaucoup de pose et d'ennui. "
    Thomas Agnelli (article entier disponible dans Première n°427, page 30.)
  • Les fiches du cinéma
    Les fiches du cinéma
    1 étoile
    " Le résultat est plat et sans saveur. "
    D.N. (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2029, page 20 )
  • Le Monde
    Le Monde
    1 étoile
    " Désastre. "
    Isabelle Regnier (article entier disponible dans Monde du 29 août 2012)
  • Métro
    Métro
    1 étoile
    " A l'arrivée, Sylvie Verheyde signe un film en costumes visuellement soigné mais bien trop classique dans le rythme comme dans la forme, à la limite de l'ennuyeux. "
    Marilyne Letertre (article entier disponible dans Metro du 29 août 2012)
  • Télérama
    Télérama
    1 étoile
    " A l'arrivée, hélas, la mise en scène reste hyper corsetée, et Pete Doherty se contente de promener son teint blafard dans des décors laids et poussiéreux. "
    Jérémie Couston (article entier disponible dans Télérama n°3268, page 49)
  • Studio ciné live
    Studio ciné live
    1 étoile
    " Cette grande passion s'éteint donc, presque désincarnée, étouffée par un décorum grisâtre et une voix off qui ne fait qu'étirer cette agonie amoureuse. "
    C.C. (article entier disponible dans StudioCinélive n°40, page 34)

Critique Cannoise : Confession d'un enfant du siècle 2 étoiles

  • Télérama
    Télérama
    2 étoiles
    " (…) le joufflu Doherty, un peu Robert Smith, un peu Nick Drake, traîne avec lui une éternité de spleen anglais. Dans ses bras, Charlotte Gainsbourg est fébrile à souhait, mais leur passion reste atone, comme étouffée par le clair-obscur dans lequel le film se languit."
    L.R.. (article entier disponible sur le site Télérama, le 20/05/2012)
  • Le Point
    Le Point
    2 étoiles
    " Montagnes russes émotionnelles, pureté et débauche, caresses et cruauté. "
    (article entier disponible dans Le Point n°2071, page 132)