Critiques : Confessions d'un homme dangereux

    en DVD le 08 Janvier 2004

Notre critique : Confessions d'un homme dangereux

    Coup d’essai concluant pour George Clooney réalisateur..

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Le comédien américain George Clooney passe pour la première fois derrière la caméra, choisissant de s’attaquer au difficile scénario de Charlie Kaufman qui fait le tour d’Hollywood depuis plusieurs années : celui de l’adaptation du livre autobiographique de Chuck Barris, producteur d’émissions télévisées à succès. C’est donc sous la houlette de Section 8, sa société de production qu’il partage avec Steven Soderbergh, que les deux amis se lancent dans l’aventure.
    Si la marque du producteur exécutif Soderbergh est largement présente tout au long du film (notamment dans les choix esthétiques, la photographie), George Clooney a également su trouver son style, optant pour un ton tragi-comique. De même, le choix du format Cinémascope est très bien utilisé par le réalisateur qui occupe intelligemment l’espace. Il sait en jouer comme dans cette scène très réussie où les candidats à un jeu de rencontre amoureuse ("Tournez Manège" si vous préférez) sont "passés en revue" de manière quasi-militaire par l’un des producteurs de la chaîne.

    Le scénario, subtilement troublant, vous fait pénétrer dans les souvenirs de Chuck Barris. Celui-ci menait une double vie… réelle ou fantasmée, peu importe, entre le producteur de télé qu’il était et le tueur à gages pour le compte de la CIA dont il parle dans son livre. Ces deux vies se déroulent dans deux mondes bien distincts, chaque personnage du film évoluant dans le sien, sans jamais en sortir. Le seul à pouvoir passer allègrement de l’un à l’autre étant Chuck… et bien sûr nous-même, spectateur.

    Si la présence de Julia Roberts dans l’un des rôles clefs du film s’avère très décevante et aurait largement pu se limiter à une apparition en "guest-star" comme Brad Pitt ou Matt Damon, il convient de s’arrêter sur les autres prestations : Sam Rockwell (Chuck Barris), une nouvelle fois révélé par ce rôle qui lui colle à la peau ; Drew Barrymore, pétillante et naturelle en Penny, la petite amie de Chuck ; ou encore un George Clooney moustachu qui, décidément, n’en finit pas de nous épater.
    Amélie Chauvet

Critiques : Confessions d'un homme dangereux

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    Les Cahiers du cinéma :
    " Dans Confessions d’un homme dangereux comme dans Autofocus de Paul Schrader, le personnage principal délire, en proie à ses névroses lors d’un cauchemar éveillé devant les caméras. "
    Clélia Cohen (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°580, page 76).

    Studio Magazine :
    " George Clooney signe un premier film décalé et plein de charme. "
    juliette Michaud (article entier disponible dans Studio Magazine n°190, page 26)

    Première :
    " Pour un premier essai de réalisateur, Clooney assure comme un maître, (…). Comme souvent lorqu’un acteur est aux commandes, les interprètes ont la part belle. "
    Gérard Delorme (article entier disponible dans Première n°316, page 29)

    Télérama :
    " De la vie (réelle ou mensongère) de cet homme-là pouvait naître un grand film. Avec Confessions d’un homme dangereux, un bon film, Clooney prouve, à son insu, qu’il ne faut jamais fantasmer. "
    Guillemette Olivier (article entier disponible sur le site de Télérama)

    CinéLive:
    " Mytho ou schizo, l’énigme Chuck Barris reste entière et c’est tant mieux. Un matériau en or dont s’est emparé un George Clooney taquin, qui livre une " bio " ébouriffante et frénétique. "
    Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°69, page 54)

    Le Monde:
    " De l'autobiographie de Chuck Barris, inventeur de jeux télévisés et prétendu tueur pour la CIA, le comédien George Clooney tire un conte moral amer. "
    Tomas Sotinel (article entier disponible sur le site de Le Monde)

    Chronic’art :
    " On voit bien ce qui a pu fasciner Clooney dans cette histoire invraisemblable et romanesque : ce mélange de créativité prométhéenne, de rêve américain et de pulsion destructrice. "
    Jean-Sébastien Chauvin (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
 

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