S’il est vrai que les derniers films de
Patrice Leconte n’ont pas toujours fait l’unanimité du public et des critiques, il faut lui reconnaître au moins une chose : sa capacité à former des duos d’acteurs remarquables, souvent inédits, qu’il fait fonctionner à merveille à l’écran.
Vanessa Paradis et Daniel Auteuil dans LA FILLE SUR LE PONT, Juliette Binoche et Daniel Auteuil dans LA VEUVE DE SAINT PIERRE, Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton dans FELIX ET LOLA ou encore Johnny Hallyday et Jean Rochefort dans L'HOMME DU TRAIN.
Ici, le cinéaste nous propose une rencontre mémorable et insolite entre
Fabrice Luchini et
Sandrine Bonnaire, qui n’auraient jamais dû se rencontrer… C’est d’ailleurs là toute l’histoire du film. Leconte construit son huis clos autour de cette situation, CONFIDENCES TROP INTIMES ne se déroulant quasiment que dans un seul lieu, le bureau de William Faber, conseiller fiscal et psychanalyste à ses heures.
Sur une idée de départ toute simple, le réalisateur développe son intrigue autour et sur ses deux protagonistes. Qui sont-ils, que font-ils réellement, que pensent-ils, etc. Un jeu de questions/réponses s’instaure entre les personnages, auquel se prête volontiers le spectateur.
Si l’histoire est simple et semble vite tourner en rond, on se laisse facilement prendre au jeu des interrogations sur ces individus énigmatiques. Ils se dévoilent peu à peu sous nos yeux, l’un prenant parfois la place de l’autre sur le divan de la confidence.
Porté par une distribution principale adéquate -
Fabrice Luchini et
Sandrine Bonnaire dans les rôles principaux – le film nous offre des seconds rôles très riches et réussis : Jeanne (
Anne Brochet), Marc (
Gilbert Melki), La secrétaire Monnier (
Isabelle Petit-jacques) ou Chatel (
Urbain Cancelier). Chacun de ces personnages apportant une pièce de plus à ce puzzle dont la fin peut paraître convenue mais logique.
Amélie Chauvet