Vous ne pourrez pas dire que
Tony Scott vous a menti sur la marchandise.
Déjà Vu, ce n’est pas du "jamais vu" (ahahah)… C’est deux heures d’adrénaline, d’action, de course-poursuite, d’amuuur, de questions existentielles sur l’espace, le temps et l’espace-temps. C’est un peu
L’armée Des Douze Singes, un peu
Retour Vers Le Futur, un peu tous les films d’action de ces vingt dernières années. C’est vrai. En même temps, vous n’allez pas voir un film signé
Tony Scott et financé par
Jerry Bruckheimer pour vous torturer les méninges. Et dans son rôle de long-métrage pop-corn-bonne-année-joyeux-Noel-et-joyeuses-pâques, et bien, avouons-le, ce
Déjà Vu et sa bonne grosse décharge d’adrénaline nous fait vraiment du bien. Car il ne faut pas aller chercher plus loin la petite bêbête,
Déjà Vu fleure bon le blockbuster d’été à Noël.
Beaucoup moins épileptique que
Domino, peut-être un poil moins sexy que
Spy Game, aussi rythmé qu’
Ennemi D’etat,
Déjà Vu recouvre tous les films de la fructueuse carrière de
Tony Scott. D’autant que l’on retrouve (encore) au premier plan la frimousse de ce géant d’acteur qu’est
Denzel Washington, mastodonte extraordinaire qui écrase une nouvelle fois tout sur son passage… S’il n’y avait pas la belle
Paula Patton, inconnue désormais reconnue pour lui rendre la pareille. Car s’il y a bien une chose que l’on ne peut reprocher à
Tony Scott, c’est de savoir s’entourer. Même ses seconds rôles,
Val Kilmer et
Jim Caviezel en tête, sont des plus brillants. Dommage que leurs personnages ne voient pas plus loin que le bout de leur lunette (de vue ou de fusil)… Tout cela aurait sans aucun doute mérité d’être plus poussé. Car oui, le scénario est un peu bancal – et manque parfois de s’effondrer par tant de maladresses… En même temps, difficile de tenir le cap lorsque l’on s’attaque à l’espace-temps. Alors, oui, tout n’est pas très logique et pas vraiment hyper réaliste. Forcément. Mais le divertissement est à la clé, la détente, le dépaysement et l’action à la louche aussi. Notamment cette sacrée scène de course-poursuite à travers le temps et l’autoroute !
Car avec
Déjà Vu,
Tony Scott fait ce qu’il sait faire de mieux : de l’action en veux-tu en voilà, à grand renfort d’explosions et d’effets spéciaux, le tout mis en scène avec son sens inné du rythme, ses plans larges et son montage archi-dynamique mais pour une fois pas épileptique. Et si le film s’essouffle un peu dans sa seconde partie, avec son final apocalyptique digne des plus grands blockbusters américains, on se dit que finalement ce n’est que la conclusion courue d’avance car…
déjà-vu. Alors quelque chose me dit que vous allez revoir tout ça avec beaucoup de plaisir !
Aurélie Maulard