"Jésus, Marie, Moïse" comme dirait ce cher Llyod Christmas. Le premier opus des aventures délurées voire carrément absurdes de Llyod et Harry était déjà limite, mais avait au moins le privilège d’avoir sorti de l’ombre les frères Farrelli, et permis à Jim Carrey d’avoir le destin que l’on connaît. Ici, à part voir s’agiter deux gamins de 18 ans croyant encore à la petite souris et au Père Noël dans un marasme absurde de lycéens peu scrupuleux, il n’y a pas grand chose à retenir. Car les producteurs, à défaut de pouvoir réunir le duo infernal pour tourner une véritable suite, décidèrent de prendre le mal à la racine, en s’attaquant à Llyod et Harry lorsqu’ils portaient couches-culottes et grenouillères – bon, j’exagère pour les couches, mais les pyjamas à capuches sont vraiment là.
Que pouvait-on bien attendre d’un film dont les premières images sont vues à travers les yeux d’un bébé sortant du ventre de sa mère ? Si ce n’est une avalanche de gags enfantins, pas grand chose. Mais mise à part le personnage hystérique de
William Lee Scott et quelques répliques idiotes mais comiques, l’ensemble reste bien fade, entre vannes graveleuses et expressions scatophiles.
Il est vrai que DUMB ET DUMBERER fait partie d’un genre à part, la comédie potache américaine, à voir entre potes avec une bonne dose de pop-corn. Mais que les fans ne s’attendent pas à une suite convaincante voire amusante, DUMB ET DUMBERER est bien loin de son premier opus ou de films comme
Eh Mec ! Elle Est Ou Ma Caisse ?
Même pas drôle !
Aurélie Maulard