Critiques : Enfermés Dehors

    en DVD le 15 Novembre 2006

Notre critique : Enfermés Dehors

    Enfermez-vous dedans !

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Il aura donc fallu attendre huit ans, presque neuf, pour retrouver Albert Dupontel derrière la caméra. On l'avait vu chez les autres, Gaspar Noé, Bertrand Blier, Jean-pierre Jeunet, briller, étinceler, et de son statut de doux dingue il était passé à celui d'acteur né. Aujourd'hui, Albert Dupontel explose, et nous offre un vrai cocktail détonnant de poésie, de vitriol et d'acide chlorhydrique dont lui seul possède la recette. Un ovni incroyablement loufoque, drôle, dérangé et presque dérangeant, qui entonne un air de révolution corrosif face à une société de consommation sans pitié.

    Si Bernie et Le Createur pouvaient sembler un peu sectaires, Enfermés dehors joue moins la carte du trash, de la morbidité que de la poésie, du burlesque et de la vie à tout prix. Mais on y retrouve avec plaisir cette douce folie qui caractérise les films de Dupontel, cet étrange sentiment de vivre sur une autre planète - alors qu'Enfermés dehors est carrément ancré dans la réalité - notre réalité.

    D'un reflet triste de la société actuelle, ce poète en fait donc un conte de fées débordant d'amour, une succession de gags qui s'enchaînent sans accroc, ni surenchère ni faux raccords, un « cartoon social » qui ne peut que nous rappeler les plus grands : Charlie Chaplin, et Buster Keaton. Car, en plus d'une leçon de vie, Dupontel nous sert une surprenante leçon de cinéma. Ce qui aurait pu faire mal aux yeux avec un cinéaste moins talentueux, surprend ici par tant d'audace et d'originalité… Albert Dupontel enchaîne autant les pirouettes réelles que cinématographiques, choisissant un montage nerveux et une musique d'énervés pour rythmer son œuvre.

    Parsemé de séquences et de répliques désormais cultes, ("mais qu'est-ce qu'elle fout là ta boutique de merde ?"), de clins d'œil à ses pairs, Keaton, Chaplin, les Monty Python, et d'amis venus sur le tournage pour s'amuser comme des petits fous, le film nous montre un Albert Dupontel qui gesticule, crie, saute, tombe et nous délivre un message à sa façon : arrêtons donc d'en avoir rien à foutre d'en avoir rien à foutre.

    Enfermés dehors joue dans la cour des grands de l'absurde et du burlesque - et s'en fiche éperdument. On y rie de bon cœur, on en sort transformé, à la fois triste, joyeux et plein d'amour. Alors courrez vous enfermer à ses côtés…
    Aurélie Maulard

Critiques : Enfermés Dehors 2 étoiles

  • Score
    Score

    " A la fois chaleureux et nihiliste, ce film rejoint l’essence même du cinéma burlesque : faire marrer avec des choses désespérées. (…) Votez Dupontel !!! "
    Alex Masson (article entier disponible dans Score n°18, page 108)
  • Metro
    Metro

    " Hilarant, corrosif et plein de tendresse, bourré de répliques cultes et d'images saisissantes (…). "
    Jérôme Vermelin (article entier disponible sur le site de Metro).
  • A Nous Paris
    A Nous Paris

    " (…) Albert Dupontel retrouve son ton et sa verve à la Bernie et nous offre un délire non-sense très sensé, véritable Charlie Chaplin sous acide. "
    Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris n°306, page 20)
  • Crossroads
    Crossroads

    " Au final, une grande réussite cependant. (…) Enfermés dehors, tout jubilatoire qu’il soit, n’en demeure pas moins, pour le cinéaste, un pas en arrière plutôt qu’un pas en avant. "
    Christophe Goffette (article entier disponible dans Crossroads n°42, page 23)
  • Première
    Première

    " (…) Une salutaire décharge d'adrénaline, une déclaration d'indépendance et un manifeste alternatif. (…) Dupontel prend le risque du ridicule et ne l'évite pas toujours. Mais tout compte fait, les qualités l'emportent sur les défauts. "
    Gérard Delorme (article entier disponible dans Première n°350, page 54.)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Impossible de croire que c’est le même homme qui, ici, saute sur des poubelles en sniffant de la colle, et qui, le mois dernier, dans Fauteuils D’orchestre, jouait les pianistes virtuoses. Chapeau, l’artiste ! "
    Sophie Benamon (article entier disponible dans Studio n°222, page 30)
  • Elle
    Elle

    " Nerveuse, sa caméra multiplie les zooms, les plans et les effets spéciaux, les accélérés et les ralentis. Ses courtes focales déforment les visages grimaçants, le sien surtout, tandis que s’additionnent situations burlesques et quiproquos alambiqués. "
    Michel Palmiéri (article entier disponible dans Elle n°3144, page 52)
  • CinéLive
    CinéLive

    " Comme dans un Tex Avery, en somme, modèle assumé de cette farce ultra-déjantée. (…) Son imagination frapadingue à de quoi scotcher. "
    Laurent Dijan (article entier disponible dans Cinélive n°100, page 62)
  • Rolling Stone Magazine
    Rolling Stone Magazine

    " Jeu sur les apparences (autant vestimentaires que sociales), histoire d’amour à la naïveté rafraîchissante, couplets humanistes et refrains anticapitalistes qui ne font jamais de mal. "
    Grégory Alexandre (article entier disponible dans Rolling Stone Magazine n°39, page 84)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Entre humour rentre-dedans et naïveté attachante, le film trouve un ton très personnel. "
    (article entier disponible sur le site de 20 Minutes).
  • Le Monde
    Le Monde

    " Enfermés dehors est la proie d'une fièvre burlesque d'autant mieux venue qu'elle est rare dans le cinéma français. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Libération
    Libération

    " Images déformées, accélérées, montage effréné, couleurs trafiquées, bruits amplifiés, bande-son body buildée (…), Enfermés dehors revendique son héritage burlesque (Buster Keaton, Tex Avery) en une forme de slapstick sous acide dont on sort fatalement essoré. "
    Gilles Renault (article entier disponible sur le site de Libération)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " (…) Avec Enfermés dehors, il révèle un formidable talent burlesque, d'une constante invention visuelle et sonore. Sur fond de misère sociale et de cynisme hightech, il compose une sorte d'opéra des gueux à la noirceur délirante et au rythme déjanté (…). "
    Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • Le Figaro
    Le Figaro

    " (…) Une comédie folle, délirante, burlesque, originale."
    Brigitte Baudin (article entier disponible sur le site du Figaro).
  • Paris Match
    Paris Match

    " Avec ce troisième long-métrage, Dupontel réussit une comédie cartoonesque décoiffante et hilarante, servie par une savoureuse brochette d’acteurs dont l’inénarrable Yolande Moreau (...). "
    A. S. (article entier disponible dans Paris Match n°2968, page 28)
  • L'express
    L'express

    " En bougeant dans le bon sens, Jean-Philippe et Enfermés dehors décalent la vérité, font trembler les repères et provoquent le rire. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°2857, page 53)
  • Le Point
    Le Point

    " C'est bordélique, drôle, naïf, et cela ne ressemble à rien, sinon à du Chaplin revu et corrigé par les Monty Python et les Deschiens ! "
    F.-G.L. (article entier disponible dans Le Point n°1752, page 99)
  • Positif
    Positif

    " Voilà un film d’une ambition énorme : réussir une œuvre burlesque française contemporaine (…). "
    P.L.T. (article entier disponible dans Positif n°543, page 47)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " On est jamais très loin de la virtuosité acrobatique d'un Stephen Chow (surtout dans Shaolin Soccer). Hélàs, (…) sans doute pour ratisser plus large, il élargit son spectre vers le sentimentalisme (…) et la dénonciation convenue du libéralisme. "
    Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°540, page 51)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Cela pourrait être simplement surperflu, vain, bête (…), mais c’est également nuisible. (...) Reste les moments où Dupontel artiste laisse à Dupontel acteur le temps d’incarner la belle tension d’un clodo déguisé en flic et s’armant de rigorisme sans abdiquer sa bonté bébête. "
    F. B. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°611, page 57).
  • Télérama
    Télérama

    " On nous a tellement répété qu’Albert Dupontel, cinéphile fou et comique surdoué, filerait au cinéma le grand coup de jeune tant attendu qu’on est – forcément ? – déçus. "
    Aurélien Ferenczi (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Avec beaucoup d'humilité, (…), il se réclame d'une démarche déjà entreprise par Chaplin, quand il avait choisi de dénoncer par le rire les travers de sa société (…). (…) Mais dans la forme, totalement déjantée et pétaradante, c'est du Tex Avery. "
    (article entier disponible sur le site de Ouest France).
  • Zurban
    Zurban

    " Assumant un rythme effréné et des gags à la chaîne tout droit sortis d’un cartoon, Albert Dupontel signe un film foutraque, humaniste et bruyant, mais terriblement réjouissant malgré ses maladresses. "
    C. L. (article entier disponible dans Zurban n°293, page 47)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " (…) Une comédie sociale gravement agitée du bocal (…)."
    O.B. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • Le Point
    Le Point

    " Toujours aussi imprévisible et déjanté dans sa manière de raconter et de filmer une histoire, l'acteur Dupontel confirme, (…) sa position atypique dans le cinéma français."
    F.-G. L. (article entier disponible dans Le Point n°1751, page 108)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
188 avis 4 étoiles
48 avis 3 étoiles
32 avis 2 étoiles
44 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 74 018 entrées
  • Cumul IDF : 157 804 entrées

  • 1ère semaine France : 255 592 entrées
  • Cumul France : 595 257 entrées