Critiques : Fighter

    en DVD le 24 Août 2011

Notre critique : Fighter

    Lutter pour exister

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Fighter est plus qu’un simple film sur la boxe. C’est l’histoire (vraie) d’une famille dont la vie tourne autour du « noble art ». En dehors du ring, c’est surtout contre sa famille et plus particulièrement contre sa mère et son grand frère, ou plutôt l’ombre de son grand frère que Micky devra se battre.
    Alice (Melissa Leo bluffante, et très justement oscarisée pour ce rôle) est une mère poule et une femme de poigne en même temps. Elle s’auto-déclare manager de Micky après avoir assuré la même fonction auprès de Dicky. C’est une femme courageuse et très maladroite, qui souffre et refuse de voir en face les problèmes de drogue de son chouchou.
    Ainsi, les dérapages de Dicky sont toujours couverts, excusés que ce soit par sa mère ou par ses sœurs (qui semblent toutes plus moches et stupides les unes que les autres), et se poursuivent impunément jusqu’au dérapage de trop. Mais même au tribunal, même en prison, il continue à faire son show. Seule Charlene, jeune femme au caractère bien trempé, semble être capable de l’affronter et de lui dire à quel point c’est un raté.



    L’interprétation que nous offre Christian Bale est magistrale. On est loin, très loin des personnages héroïques et beaux gosses à la Bruce Wayne ou John Connor. Amaigri, le crâne dégarni, le gallois mérite amplement son oscar du meilleur second rôle. Il parvient à rendre attendrissant ce personnage atypique, grâce à son interprétation à fleur de peau et au plus près de ce qu’est le vrai Dicky Eklund.
    Face à lui, Mark Wahlberg, qui n’est pas d’habitude le premier à nous attendrir. Mais ici (bien que l’on sente parfois un peu trop les dix ans de plus qu’il a par rapport à son personnage), son jeu tout en retenue et sobriété nous touche profondément. L’acteur s’est réellement investi dans ce projet qu’il a porté pendant des années. Il a d’ailleurs été l’un des premiers à vouloir David O. Russell (avec qui il avait déjà tourné) derrière la caméra. Il faut bien reconnaître que c’était là une idée des plus judicieuses.

    En effet, si tous les acteurs assurent, il en est de même pour le metteur en scène qui a mis l’accent sur l’authenticité. Ainsi, il filme le quotidien de cette famille de façon crue mais toujours avec humanité. À cela, il ajoute quelques images d’archives sans jamais en abuser. Mais, le plus remarquable reste sans doute la façon dont sont filmés les matchs. On se croirait devant de réelles retransmissions télévisées grâce à des membres de l’équipe technique de la chaîne HBO (décidément très présente dans le film), et au dispositif installé, qui ont permis de réaliser ces scènes dans des conditions quasi réelles. Le résultat ? Tout simplement l’un des meilleurs films de l’année.
    Julie Aït-Messaoud

Critiques : Fighter 1 étoiles

  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Le courage d'un homme incarné avec une sobriété exemplaire par Mark Wahlberg. (...) Radical, David O. Russel n'épargne aucun personnage. (...) L'hallucinant Christian Bale n'a pas volé son oscar du meilleur second rôle. "
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 07/03/2011)
  • Métro
    Métro

    " Littérature ou cinéma, la boxe est le sport qui se prête le mieux à la fiction. Après When We Were Kings et Million Dollar Baby, la filmographie du noble art s’enrichit avec ce Fighter, peut-être un peu exagérément qualifié de “meilleur film de sport de la décennie” par le magazine Sports Illustrated. "
    Jennifer Lesieur (article entier disponible dans Metro du 09/03/2011)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Une fois encore, la boxe et le cinéma font bon ménage. Dans une histoire à la Rocky, racontant dans la sueur et dans les coups la récompense de l'obstination quand elle est servie par le talent."
    Ouest France (article entier disponible dans Ouest France du 09/03/2011)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Le film s'appuie sur un solide casting et l'extraordinaire prestation de Christian Bale. Filmés de manière viscérale, les combats sont proprement stupéfiants, à la fois bruts et authentiques. "
    Olivier Delcroix (article entier disponible dans Figaroscope du 09/03/2011)
  • Première
    Première

    "Simple et direct, fondé sur une histoire vraie, Fighter est un concentré de cinéma working class, un success story populaire à l’ancienne sur un outsider qui cherche la lumière alors que son entourage le tire inlassablement vers l’abîme"
    Mathieu Carratier (article entier disponible dans Première n°409, page 28.)
  • Technikart
    Technikart

    " Christian Bale est fantastique. "
    Benjamin Rozovas (article entier disponible dans Technikart n°150, page 112)
  • ELLE
    ELLE

    " Dans ce décorum d’une Amérique white trash filmée d’une façon très crue, voire cruelle, les matchs de boxe prennent une résonance de lutte pour la vie "
    Delbecq Françoise (article entier disponible dans Elle n°3401, page 110)
  • 20 minutes
    20 minutes

    " Sans caricature, tout en empathie, Fighter trouve sa place au panthéon des films du genre entre Rocky et Raging Bull. Il balance un uppercut en pleine face avec une rage d’enfer. (…) En sortant de ce film on a l’impression de mieux comprendre ce qui anime les gladiateurs du ring."
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 09/03/11)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Chute et rédemption, misère et ascension sociale, « Fighter » réunit les ingrédients attendus du film de boxe type. (…) Le résultat ? Punchy et émouvant. On n’est pas passé loin du KO. "
    Marie Sauvion (article entier disponible dans Le Parisien du 09/03/11)
  • Libération
    Libération

    " Même si Wahlberg est, comme d’habitude, très bon dans le rôle du gentil Mickey, l’inquiétant Christian Bale lui arrache la vedette en Dick le cinglé."
    Didier Péron (article entier disponible dans Libération du 09/03/2011)
  • Le Monde
    Le Monde

    " La boxe occupe bien une place stratégique dans le film, mais le parcours sportif de Micky Ward sert aussi d'agent d'une comédie noire qui met en scène un clan prolétaire dans lequel dominent deux figures formidables, Dicky Eklund, le demi-frère et entraîneur de Ward et leur mère, Charlene. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 09/03/2011)
  • Les cahiers du cinéma
    Les cahiers du cinéma

    " Voilà un film qui (…) travaille à nous convaincre de sa sincérité et de son engagement, mais emporte l’adhésion sans grande flamboyance, simplement par la paradoxale séduction de sa propre grimace. "
    Joachim Lepastier (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°665, page 38-39).
  • Télérama
    Télérama

    " David O. Russell met en scène ce monde rétréci avec un prosaïsme frontal, une simplicité réaliste qu’on le lui connaissait pas. […] L’accès direct des acteurs aux modèles vivants de leurs personnages a engendré un délire de perfectionnisme mimétique qui assure le spectacle "
    Louis Guichard (article entier disponible dans Télérama n°3191, pages 42-43)
  • Télé 7 jours
    Télé 7 jours

    " David O. Russell s’inspire de l’histoire vraie de Micky Ward et, privilégiant l’humain, ses doutes, ses failles, sur le spectaculaire des combats, livre un film âpre, tendu et intense."
    Philippe Ross (article entier disponible dans Télé7Jours n°2651, page 134)
  • Positif
    Positif

    " Kazan aurait donné une actualité, une urgence sociale à cette parabole vaguement biblique ; tandis que les déchéances-et-résurrections parallèles des deux frères n'incitent pas Russell à forger un point de vue original. "
    Lorenzo Codelli (article entier disponible dans Positif n°601, page 42)
  • L'Express Styles
    L'Express Styles

    " Pas facile mais beau film."
    J.W. (article entier disponible dans L'express Style n°3114, page 57)
  • L'Express
    L'Express

    " De l’uppercut à tous les étages mis en scène par David O. Russel, réalisateur inégal mais ici en bonne forme. Car il ne s’agit pas d’applaudir à l’originalité dramatique, assez peu présente, plutôt de souligner la façon juste et à bonne distance, dont le film regarde vivre ceux qui se débattent avec la poisse et les ruines d’une vie sans cadeaux."
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express n°3114, page 139
  • Brazil
    Brazil

    " Les premières minutes du film étaient pourtant prometteuses, posant des personnages que l'on voudrait aimer, mais hélas rapidement noyés dans un délire guimauve du plus mauvais effet."
    Sylvain Blanchard (article entier disponible dans Brazil n°35, page 20)
 

Avis des Spectateurs

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