Critiques : Ghost Rider

    en DVD le 05 Septembre 2007

Notre critique : Ghost Rider

    L’homme à la moto

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Après Daredevil, Spider-man, les X-men ou encore Hellboy, un nouveau poulain de l’écurie Marvel se voit donc adapter sur grand écran : il s’agit de Ghost Rider, le biker maudit condamné à pourchasser les évadés de l’enfer. L’histoire est simple : Johnny Blaze vend son âme au diable pour guérir son père. Mephisto, malin comme un singe, tient sa promesse. Il sauve Blaze senior avant de le tuer dans un accident de moto. Blaze junior le prend très mal et part, quitte à laisser derrière lui sa charmante petite amie. Bien des années plus tard, Johnny est devenu un cascadeur professionnel, adulé dans le monde masculin du cambouis et de la clé à mollette. Un jour, le diable revient toquer à sa porte, au moment même où il revoit sa dulcinée. « Salut, c’est Satan, tu te souviens que l’on a un contrat ? ». Blaze devient alors le Ghost Rider : lorsque le soleil se couche, il se transforme en démon pour traquer les âmes échappées de l’Enfer…

    « Il portait des culottes, des bottes de moto, un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos. Sa moto qui partait comme un boulet de canon, semait la terreur dans toute la région ». Qui eut cru que la chanson écrite dans les années 50, décrirait parfaitement Ghost Rider ? C’est la seconde fois que Mark Steven Johnson adapte au cinéma un héros Marvel puisqu’en 2003, il proposait le mauvais Daredevil avec dans le rôle principal Ben Affleck. Transmettre sur pellicule l’esprit d’une bande dessinée - et notamment des excellents comics Marvel - nécessite un travail intense. Si Sin City prouvait avec panache qu’une adaptation peut être réussie, l’étape du scénario semble avoir été oubliée sur Ghost Rider, dont l’histoire, plate et sans surprises, ennuie durant 1h50. Autre élément essentiel pour une adaptation : le casting. En pantalon de cuir moulant, Nicolas Cage se contente d’offrir une palette d’émotions fades qui contraste avec la noirceur de sa teinture. On ne retiendra d’Eva Mendes que ses décolletés, tandis que Peter Fonda et Wes Bentley incarnent maladroitement les méchants. Un seul acteur sort du lot : Sam Elliott, mâchant chique sur chique dans son rôle désormais attitré de vieux cow-boy sympathique.

    Finalement l’essentiel du budget - 150 000 000 $ - semble avoir été consacré aux effets spéciaux. Ces derniers participent aussi à une adaptation convaincante, s’ils sont utilisés à bon escient. Tout le contraire de Ghost Rider. Avouons cependant que l’allure enflammée du motard, crâne ardent et véhicule incandescent, n’est pas désagréable, et que certaines scènes, à défaut d’être réussies, restent spectaculaires : par exemple quand le Ghost Rider monte un building à la verticale sur sa moto embrasée, ou quand Johnny Blaze saute au dessus de cinq hélicoptères sur la longueur d’un terrain de football américain. Pour le reste, le long-métrage dérape lentement vers le navet hollywoodien avant de s’achever sur un happy end ridicule. Mark Steven Johnson n’a pas du écouter jusqu’à la fin les paroles de « L’homme à la moto ». Sinon il aurait judicieusement fini Ghost Rider en écrasant son héros sous une loco…
    Alain Martino

Critiques : Ghost Rider 1 étoiles

  • Score
    Score

    " Copie carbone de Daredevil (…) cette adaptation d’un comics Marvel feuillette le catalogue des efffets spéciaux en vogue sur fond de bande son assourdissante, et s’englue dans une représentation distanciée du super-héros. "
    Vincent Guignebert (article entier disponible dans Score n°28, page 63)
  • Télérama
    Télérama

    " (…) Le film est une attraction qui s’assume, incluant grand huit et train fantôme dans le ticket d’entrée. Avis aux amateurs de fête foraine… "
    Cécile Mury (article entier disponible sur le site www.telerama.fr)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Nicolas Cage campe avec aplomb un justicier à l’air démoniaque qu’un script caricatural met aux prises avec un diable campé par Peter Fonda, cabotin comme jamais."
    (article entier disponible sur le site www.20min.fr)
  • L'écran fantastique
    L'écran fantastique

    " Avec Ghost Rider, Mark Steven Johnson (…) joue la carte du grand spectacle porté par une histoire aussi décharnée que son héros. "
    Yann Lebecque (article entier disponible dans L'écran fantastique n°274, page 19)
  • Crossroads
    Crossroads

    "Là on touche le fond, le troisième sous sol. Le scénario est crétin, les effets souvent foireux, Cage aussi expressif qu’une courge au sortir du congélateur "
    S.Lo. (article entier disponible dans Crossroads n°51, page 20)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " A vouloir s’adresser au plus large public, le cinéaste a écrit et réalisé un film qui ressemble à un banal épisode de Buffy contre les vampires (…)."
    P.F. (article entier disponible dans Studio n°232, page 26)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Les diverses péripéties qui se succèdent sont prétextes à de laids effets spéciaux numériques. Le Daredevil signé, il y a trois ans, du même réalisateur était plus intéressant. "
    Jean-François Rauger (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Passe encore, le scénario déliré. Mais un Nicolas Cage ridicule, avec sa moumoute, trimbale tout du long un air ahuri dans des aventures submergées par les effets spéciaux et la musique pétaradante. "
    (Article entier disponible sur le site de Ouest France).
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " (…) Ce film met en scène des personnages ultra-caricaturaux dans une ambiance kitsch à souhait , où des blondes siliconées et des bikers tatoués hurlent dans des fête foraines. "
    R.S.-C (article entier disponible dans Le Parisien du 21/02/07)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Coiffé comme un jouet Playmobil, Nicolas Cage arbore ici la plus parfaite tête d’abruti qu’on ait vue depuis longtemps. "
    B.A. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • CinéLive
    CinéLive

    " C’est dire le degré de grotesque de cette entreprise aussitôt née aussitôt morte. "
    V.T. (article entier disponible dans Cinélive n°110, page 40)
  • Mad Movies
    Mad Movies

    " Le mythe faustien en prend un sacré coup (…). "
    S.M. (article entier disponible dans Mad Movies n°195, page 24)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
334 avis 4 étoiles
68 avis 3 étoiles
33 avis 2 étoiles
61 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 117 891 entrées
  • Cumul IDF : 210 367 entrées

  • 1ère semaine France : 523 901 entrées
  • Cumul France : 1 069 617 entrées