Critiques : Gone Baby Gone

    en DVD le 26 Juin 2008

Notre critique : Gone Baby Gone

    Requiem pour un ballet de gueules cassées

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    On a beaucoup parlé des frères Affleck au dernier festival de Deauville : le si décrié Ben braquant sa caméra sur le discret Casey pour une adaptation de Dennis Lehane (auteur déjà adapté par Clint Eastwood et prochainement porté à l’écran par Martin Scorsese). Mouais. Oui, mais ce serait trop vite oublier qu’avant d’être le sex toy des Jennifer, Ben était un scénariste remarqué et un acteur aux (trop rares) éclairs d’audace. Ce serait trop vite ignorer le talent cruellement méconnu de Casey (loin des paillettes de la trilogie Ocean’s). Et ce serait, bien sûr, occulter la richesse du matériau de départ.

    Alors qu’en est-il de Gone Baby Gone ? Bien, une chose semble sûre : cet automne, la mode est aux polars US mordants et à côté de 7h58 Ce Samedi-là et de l’excellent La Nuit Nous Appartient, le petit dernier est loin d’être ridicule.
    Si l’on vous en dévoilera le moins possible sur l’intrigue, on ne pourrait, en revanche, s’empêcher de vous conseiller de plonger dans cette sombre histoire d’enlèvement d’enfant. D’abord parce que rarement on aura filmé de façon aussi personnelle un personnage principal atypique : les bas quartiers de la ville de Boston. Explorés par des enfants du pays, ils revêtent un visage humain troublant.
    Ensuite, parce que pour une fois face à une intrigue criminelle juridiquement et moralement complexe, on s’éloigne des sentiers manichéens de la Justice telle qu’elle est continuellement montrée dans les séries policières US qui nous bombardent. Et si l’on s’investit un tant soit peu dans cette terrible et insidieuse affaire, on ne sortira certainement pas indemne dans nos convictions. Peut-on (doit-on ?) faire le mal pour engendrer le bien ? Et comment définir cette notion de « Bien » ? Comment trouver l’équilibre entre légalité et morale, Justice et intime conviction ? Et, malheureusement, après réflexion, les réponses demeurent loin d’être évidentes. Ce n’est d’ailleurs pas le réalisateur qui nous les donnera volontiers : entre défaite perpétuelle de la Justice et de la morale et galerie de sinistrés de la société, au final, tous tentent de trouver un coin de dignité… même si peu y parviendront.

    Loin de juger, la caméra d’Affleck, regarde – entre empathie et choc – ce ballet de gueules cassées. Un regard qui, par son malaise, fait étrangement du bien.
    Eléonore Guerra

Critiques : Gone Baby Gone 1 étoiles

  • L'express
    L'express

    " (…) une esthétique personnelle, libérée du classicisme du genre, immédiatement tendue vers le point névralgique de la scène et portée par des comédiens parfaits (…)"
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express n°2945, page 135)
  • Brazil
    Brazil

    " Ben Affleck (…) a su trouver un sujet fort pour sa première réalisation réussie. Sa mise en scène est totalement au service de la narration."
    Véronique Kientzy (article entier disponible dans Brazil n°1, page 23)
  • Le Point
    Le Point

    " (…) la première partie (…) est très convaincante. (…) Dommage que Michelle Monaghan (…) soit transparente et que la seconde partie se borne à dérouler le fil de l’histoire et à des numéros d’acteurs inégaux. "
    F.-G.L. (article entier disponible dans Le Point n°1840, page 107)
  • Le Monde
    Le Monde

    " (…) le cocktail reste équilibré de bout en bout. C'est à cet équilibre que l'on reconnaîtra la réussite de Ben Affleck pour ses débuts derrière la caméra, plutôt qu'à la mise en scène elle-même, efficace (…) "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Monde du 26/12/07)
  • Libération
    Libération

    " Avec un scénario aussi bien huilé, Ben Affleck s’en tire sans encombre, déroulant son affaire jusqu’au coup de théâtre final."
    Bruno Icher (article entier disponible dans Libération du 26/12/07)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Ben Affleck (…) fait preuve d’une belle maîtrise, ménageant une tension incroyable , soulignant l’humanité de ces personnages (…) "
    S.B. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 26/12/2006)
  • Le Figaro
    Le Figaro

    " (…) une première réalisation, très maîtrisée, très noire "
    Emmanuèle Frois (article entier disponible dans Le Figaro du 26/12/07)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Ben Affleck (…) trouve le chemin d’une grâce mélancolique qu’il n’a jamais eue comme acteur. "
    Clélia Cohen (article entier disponible dans Les Inrocks n°630-631-632, page 128)
  • Paris Match
    Paris Match

    " (…) cette première réalisation (…) évoque Clint Eastwood (…)"
    Christine Hass (article entier disponible dans Paris Match n°3058, page 14)
  • CinéLive
    CinéLive

    " (…) sa propension à saisir une atmosphère, à dépeindre un cadre urbain déliquescent, à épier sans voyeurisme (…) frappe. "
    Marc Toullec (article entier disponible dans Cinélive n°32, page 34)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    "Ben Affleck se révèle un réalisateur à suivre."
    O.B. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2250, page 14)
  • VSD
    VSD

    " (…) une œuvre épaisse et imprévue, avec de gros morceaux indigestes et des lumières intéressantes sur une réalité sociale trop souvent négligée par le cinéma américain. "
    Patrick Besson (article entier disponible dans VSD n°1583, page 61)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Une affaire à double fond, viscérale et dérangeante (…) "
    Julien Barcillon (article entier disponible dans Télé7Jours n°2483, page 123)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Cette volonté de bien faire, démontrer et expliquer ne mine pourtant pas la tension et la vigueur d'un récit musclé et nourri. "
    (article entier disponible dans Ouest France du 26/12/07)
  • Positif
    Positif

    "Trop de bla-bla autour des débats moraux."
    F.B. (article entier disponible dans Positif n°563, page 42)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " (…) le jeune Affleck joue avec grâce, (…) l’aîné transforme le roman de Lehane en conte initiatique taillé sur mesure pour lui (…) "
    Charlotte Garson (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°630, page 38)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    "(…) le film ne tient pas ses promesses."
    Béatrice Toulon (article entier disponible dans Studio n°241, page 48)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
50 avis 4 étoiles
34 avis 3 étoiles
27 avis 2 étoiles
20 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 090 entrées

  • 1ère semaine France : 134 071 entrées