Avec ce second long-métrage, quatre ans après son très réussi
Confessions D'Un Homme Dangereux , le comédien
George Clooney nous confirme ses talents de réalisateur. Il nous confirme également son goût pour l'adaptation d'histoire vraies, en rapport avec la télévision américaine. Alors que son premier film nous racontait la vie de Chuck Barris, animateur de télé très populaire et officieusement tueur professionnel pour la CIA,
Good Night and Good Luck nous entraîne dans les coulisses d'un scandale du maccarthysme, ou comment, dans l'Amérique paranoïaque des années 50, un homme de télévision, Edward R. Murrow, allait servir à faire éclater la vérité quant aux méthodes scandaleuses d'un certain Sénateur McCarthy...
Un noir et blanc de toute beauté et une musique d'époque nous plongent d'emblé dans l'ambiance du film. On est alors captivé par l'histoire, par le combat mené par Murrow. Celui-ci est incarné par
David Strathairn dont l'interprétation sans faille lui valu la Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise 2005. A noter également les belles prestations de
Robert Downey Jr. et
Patricia Clarkson, dont on regrette juste que les personnages ne soient pas un peu plus développés.
Le film manque d'ailleurs peut être un peu de passion, à l'image de celle que vouait Murrow à son métier, mais opte pour un parti pris plus réaliste que sensationnel. Un judicieux mélange entre images d'archives et fiction ancre en effet parfaitement le film dans la réalité. Sans pour autant diviniser le journaliste, Clooney - dont le père était journaliste - semble bien connaître les méandres d'une rédaction télévisuelle et nous livre ainsi de très belles scènes de réunion ou de tournage…
Amélie Chauvet