Amos Kollek aime les femmes, New-York, les actrices, et il nous le fait savoir une nouvelle fois avec son film HAPPY END, une comédie dramatique aux faux airs d’un "Val Perdue dans Manhattan".
Val, c’est Valérie, jeune française d’à peine 25 ans fraîchement débarquée à New-York où elle compte faire carrière dans le théâtre ou le cinéma. Si des comédiennes comme Anna Thomson ou Valerie Geffner (QUEENIE IN LOVE) collaient parfaitement aux rôles et aux films d’
Amos Kollek, le charme n’opère malheureusement pas avec notre
Audrey Tautou nationale. Elle est en effet difficilement crédible dans la peau de cette jeune fille dormant dans la rue et faisant des ménages pour survivre.
Peut-être parce que l’anglais ne lui va pas spécialement bien…
…Peut-être en raison d’un scénario sans grand rebondissement, où l’ennui guète le spectateur à chaque instant…
…Peut-être à cause de cet optimisme constant affiché par le personnage principal, qui, pour la première fois dans l’œuvre du cinéaste, n’est pas du tout pessimiste ni défaitiste. Elle serait peut-être même trop optimiste au vue de tout ce qu’il lui arrive…
Peut-être parce que la fin, attendue depuis le début au vue du titre, arrive telle qu’elle, peu crédible, ne nous donnant aucune satisfaction…
Il manque donc quelque chose dans ce film d’
Amos Kollek qui finalement déçoit, bien que l’on retrouve agréablement cette ambiance chère au réalisateur : celle d’un New-York d’aujourd’hui, avec ses restos, ses putes, ses bourgeoises, ses artistes et ses rues. Une ambiance qui nous porte du début à la fin du film, mais qui reste insuffisante pour nous faire oublier une
Audrey Tautou qui parait comme perdue dans un univers qui n’est pas le sien, dans un monde inconnu, dans un cinéma qui ne lui correspond pas…. Espérons donc qu’elle quitte très vite le chemin de Manhattan pour retrouver celui de Paris…
Amélie Chauvet