Le tant attendu troisième épisode des aventures d’Harry Potter arrive enfin sur nos écrans, plus d’un an et demi après LA CHAMBRE DES SECRETS. Si le second film était très proche du premier, tant dans sa forme que dans l’histoire ou la mise en scène, notre apprenti sorcier préféré connaît, avec LE PRISONNIER D’AZKABAN, un nouveau souffle.
A cela plusieurs raisons. La principale : le changement de direction. Après
Chris Columbus, qui signa les deux premiers films, c’est le réalisateur mexicain
Alfonso Cuaron, connu pour son très beau Y TU MAMA TAMBIEN, qui offre le renouveau à ce cher Harry.
Si l’on retrouve dans ce film tous les éléments qui ont fait le charme des premiers – l’oncle et la tante Dursley, le "Poudlard Express", l’école, les cours de magie et les professeurs – beaucoup de nouveautés viennent pimenter cette nouvelle année scolaire à l’école des sorciers. La narration, plus dynamique et rythmée, nous entraîne à la recherche de Sirius Black, évadé de la fameuse prison d’Azkaban, dans une mise en scène et des décors des plus travaillés. Sur les traces d’Harry, vous découvrirez des nouveaux objets (le Magicobus ; la Carte du Maraudeur), de nouveaux personnages (Sirius Black bien sûr, le Professeur Lupin ou la délirante professeur de voyance Sibylle Trelawney), des lieux mystérieux (la Cabane Hurlante ou le village magique de Pré-au-Lard), et de nouvelles créatures toutes très réussies (les Détraqueurs, gardiens d’Azkaban ou l’hippogriffe Buck, un hybride d’aigle et de cheval).
L’histoire, à l’image du livre dont elle est issue, est riche en rebondissements et en éléments nouveaux, peut être trop…. En effet, le scénario du film, destiné à la base aux plus jeunes, s’avère finalement être assez complexe et parfois laborieux à suivre… Certains enfants non-adeptes des livres risquent à ce titre de perdre quelque peu le fil de l’histoire…
D’autres spectateurs seront sûrement déçus par la fin, “en queue de poisson” selon l’expression consacrée, laissant le devenir de ce fameux Sirius Black aux mains du prochain épisode (déjà prévu pour fin 2005).
Mais qu’importent tout ces petits désagréments, l’ambiance est là, et c’est bien l’essentiel !
Amélie Chauvet