Critiques : Je te mangerais

    en DVD le 16 Septembre 2009

Notre critique : Je te mangerais

    Isild Le Besco à grand appétit…

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Marie est une jeune femme séduisante, enjouée, et animée par sa passion pour le piano. Emma, une beauté froide dissimulant mal blessures et frustrations refoulées, est plutôt du genre solitaire et retirée. Dans l’embrasure d’un appartement lyonnais, les amies d’enfance perdues de vue se retrouvent pour tenter l’expérience de la coloc’. L’une brune et lumineuse séduit, l’autre blonde et obscure, inquiète et dérange.

    Présentation des personnages faite, on comprend vite que le malaise va arriver a grand pas. Emma, personnage ambigu, tantôt veuve noire, tantôt mante religieuse, exerce un étrange pouvoir sur Marie. Un pouvoir d’abord autoritaire et maternel qui se transforme rapidement en emprise sexuelle. La jolie Judith Davies, qui joue la fille naïve et inconsciente de ses charmes, se laisse d’abord aller aux avances d’une Isild Le Besco à la fois fascinante et envahissante devenant vite la figure du grand méchant loup. On avance alors vers l’inéluctable et violente déception amoureuse. Marie rejette progressivement Emma de plus en plus possessive. L’une semblant porter le deuil s’enfonce dans sa passion obsessionnelle, pendant que l’autre, renaissant à travers les notes vibrantes du clavier finit par voir en sa colocataire une furie vorace et fuir leur appartement véritable prison.

    Sous le signe de l’ambiguïté et de la tension érotique, flirtant parfois avec le thriller, Sophie Laloy nous tisse un drame intimiste et subtil sur le désir et ses contradictions, pour ne pas dire sa cruauté. Ne tombant jamais dans la crudité, la dimension charnelle s’empare de la caméra et nous parle avec esthétisme de ce désir entre beauté et inquiétante noirceur.

    Le fil de l’intrigue se déroule de manière plutôt convaincante en proposant un face à face malsain, entre deux jeunes femmes, jouant tour à tour le rôle du bourreau et de la victime. Dans cette valse érotique du huis clos, entre séduction et répulsion, on ne sait plus très bien qui souffre. L’objet de la passion où bien celle dont le désir ne peut être assouvi ? Qui est bon ? Qui est mauvais ? Que désire Marie ? On ne pourra jamais trancher.

    Le tout est cependant entaché par l’intrusion du romanesque. Là où Isild Le Besco est convaincante c’est lorsqu’elle parvient à l’image d’une héroïne qui rappelle La Pianiste de Michael Haneke, à incarner avec force le rôle complexe d’une jeune femme frustrée a double visage, perverse et sensible. Cette image est souvent brisée par une touche tragico-romanesque qui désamorce la tension. Alors, on se croirait parfois dans La Belle Personne de Christophe Honoré, sauf que Marie n’est pas Madame de Clèves et Emma encore moins un soupirant pur et tendre envers l’objet de son désir.
    Thérèse Di Campo

Critiques : Je te mangerais 1 étoiles

  • Brazil
    Brazil

    " Le film suit une ligne de tension que la jeunesse des personnages fait graduellement monter."
    Eric Coubard (article entier disponible dans Brazil n°16, page 19)
  • Positif
    Positif

    " (...) un premier film parfois convenu mais souvent inspiré. "
    F. B. (article entier disponible dans Positif n°577, page 51)
  • A Nous Paris
    A Nous Paris

    " Même si l’ensemble n’est pas parfait, trop névrotique (…) on retient de Je te mangerais la découverte de Judith Davis."
    Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 04/03/2009)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Séduit par sa perversité délicate et révèle une actrice, Judith Davis."
    (article entier disponible dans 20 Minutes du 11/03/2009)
  • Metro
    Metro

    " Traité avec finesse aussi bien dans le fond que dans la forme Je te mangerais fonctionne grâce au talent de ses comédiennes."
    Rania Hoballah (article entier disponible dans Metro du 11/03/2009)
  • VSD
    VSD

    " Un premier film habile et brûlant."
    Patrick Besson (article entier disponible dans VSD n°1646, page 53)
  • Télérama
    Télérama

    " Le face-à face entre les héroïnes piétine assez vite, jusqu’à un dénouement tragique qui rappelle, sans en atteindre la force dramatique, celui de L’Effrontée (…)."
    Juliette Bénébent (article entier disponible dans Télérama n°3087, page 48)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " (…) Tous les stigmates du thriller psychologique qui, à vouloir trop signifier, ne signifie plus rien."
    T.B. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°2, page 53)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " A la dimension psychologique, Sophie Laloy ajoute une atmosphère étrange."
    Barbara Théate (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 09/03/2009)
  • Première
    Première

    " On aurait aimé que Sophie Laloy, qui signe ici un premier film appliqué, pousse un peu plus loin le bouchon du cannibalisme mental. On reste sur sa faim.
    S.L(article entier disponible dans Première n°385, page 73.)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Une froideur (inhibition ?) de mise en scène renforcée par un vernis cinéphile (Hitchkock, Polanski) qui prive le film de cet abandon dont il aurait besoin pour se déployer."
    Emily Barnett (article entier disponible dans Les Inrocks n°693, page 82)
  • Le Monde
    Le Monde

    « Premier film d'une jeune réalisatrice qui rêve trop d'Hitchcock et de Lynch, Je te mangerais est un film soigné, jouant avec les symboles, mais qui aborde les scènes de séduction avec un manque de maturité qui le menace du ridicule. »
    Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Le Monde du 11/03/2009)
  • Le Point
    Le Point

    " (…) Une des plus belles surprises du moment pour le cinéma français."
    O.D.B. (article entier disponible dans Le Point n°1904, page 138)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Un joli coup d’essai bien mis en scène."
    M.-E.R (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2314, page 28)
  • télé7jours
    télé7jours

    " Quelques fausses notes (…), mais la partition est ambitieuse."
    J.B. (article entier disponible dans Télé7Jours n°2547, page 128)
  • Ouest France
    Ouest France

    « Un thriller psychologique très artificiel qui n'a pas grand-chose à raconter, mais porté par le jeu des deux comédiennes. »
    (article entier disponible dans Ouest France du 11/03/2009)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
22 avis 4 étoiles
6 avis 3 étoiles
11 avis 2 étoiles
15 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 213 entrées
  • 1er jour IDF : 797 entrées
  • 1ère semaine IDF : 5 640 entrées
  • Cumul IDF : 8 520 entrées

  • 1ère semaine France : 9 232 entrées
  • Cumul France : 12 290 entrées