Critiques : L'Apollonide, souvenirs de la maison close

    en DVD le 08 Février 2012

Notre critique : L'Apollonide, souvenirs de la maison close

    Souvenirs émus d'une maison pas si close

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    À l'aube du XXème siècle, au coeur d'une maison close parisienne, voici une prostituée mutilée, voilà une autre atteinte de syphilis, celle-ci n'a pas trente ans mais est déjà trop vieille, celle-là refuse de s'avouer vaincue. Du monde extérieur, on ne saura rien. La maison est close.

    L


    La chair est belle... et triste

    Concurrent malheureux lors du 64ème Festival International Du Film De Cannes 2011 et nommé discret - mais solide, avec huit citations - de la prochaine 37e Cérémonie Des César 2012, L'Apollonide, Souvenirs De La Maison Close de Bertrand Bonello débarque dans les bacs, pour le plaisir des yeux et des oreilles.

    Dans cette chronique incarnée et désenchantée des derniers jours d'un bordel (mais pas du métier de prostituée), le long-métrage peint - au sens presque littéral du terme - une élégante valse de poupées salies, dans laquelle rêves, (dés)illusions, argent et pouvoir s'entremêlent, habillement piégés dans une cruelle ritournelle.
    Car c'est en boucle que le film de Bonello fonctionne et agit. Au delà de l'écho entre les séquences d'ouverture et de clôture, les répétitions des scènes, des gestes du quotidien, des espoirs brisés, soulignent cliniquement l'hermétisme total de ce paradis infernal (ou enfer paradisiaque ?), créant ainsi une temporalité inédite et étirée, jouant - hypnotique - avec les différents espaces et points de vue (hommes/femmes, intérieur/extérieur, dominant/dominant, libre/asservi).

    Multipliant les symboles (de l'héritage pictural fin de siècle à celui de l'irrépressible destinée façon Zola en passant par l'analogie prostituées=actrices), le réalisateur de De La Guerre propose un étrange et décadent portrait de femmes, un constat diablement contemporain et admirablement mis en lumière et en musique par un cinéaste qui aime les filles d'Eve.
    Une expérience à la fois sensorielle et cérébrale. Tout un programme.
    Eléonore Guerra

Critiques : L'Apollonide, souvenirs de la maison close 1 étoiles

  • Le Monde
    Le Monde

    "Aussi provocant que passionnant, l'entrechoc de ces univers anachroniques est au coeur du projet de Bonello. L'Apollonide est un voyage dans l'imaginaire des artistes du XIXe siècle, mais organisé par le regard de ce cinéaste esthète qui a placé le sexe et la question du genre au coeur de son cinéma."
    Isabelle Regnier (article entier disponible dans Monde du 21/09/2011)
  • Le Point
    Le Point

    " Bonello oscille entre une sensibilité gothique et un vigoureux appétit charnel qui évoque Auguste Renoir. Le grand mérite du film tient à ce qu'il arrache ses héroïnes à leur statut de simples objets de désir. "
    Florence Colombiani (article entier disponible dans Le Point n°2036, page 135)
  • Libération
    Libération

    "Le cinéaste n’a jamais été aussi libre, aussi concentré, sa virtuosité discrète explose."
    Didier Péron (article entier disponible dans Libération du 21/09/2011)
  • Technikart
    Technikart

    "Bonello filme ce monde qu’il aurait sans doute voulu peindre, comme devaient le percevoir les artistes de l’époque, quand le commerce du sexe était une inspiration."
    L. H. (article entier disponible dans Technikart n°155, page 114)

  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    "Avec L’Apollonide, Bertrand Bonello signe peut-être son meilleur film et l’un des films français les plus ambitieux et amples qu’il nous ait été donné de voir depuis longtemps."
    Jean-Sébastien Chauvin (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°670, page 20).
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Inspirée, envoûtante, la mise en scène de Bertrand Bonello trouve la distance juste pour raconter la vie quotidienne et théâtrale de ces filles que les hommes achètent, désirent, fantasment, aiment et abîment. "
    M.S. (article entier disponible dans Le Parisien du 21/09/11)
  • les inrocks
    les inrocks

    " Un film à la densité et la profondeur peu communes, à la foi abstrait et politique, sidérant dans son accomplissement plastique et tenace dans l'empreinte qu'il laisse à nos cerveaux éblouis. "
    Jean-Marc Lalanne (article entier disponible dans Les Inrocks n°825, pages 78/79)
  • Télérama
    Télérama

    POUR : "(…) L’Apollonide, cinquième long métrage de Bertrand Bonello, est un choc esthétique. L’un des plus beaux films sur la chair féminine."
    Guillemette Odicino (article entier disponible dans Télérama n°3219, page 57)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    " Le temps du film de Bertrand Bonello est le temps du cinéma, le présent donc forcément, et les souvenirs d'une autre époque n'en finissent pas de dessiner un tabaleau du monde d'aujourd'hui, femmes entre elles et hommes qui les regardent. "
    Pascale Mérigueau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2446, page 132)
  • Elle
    Elle

    " Qui dit ribambelle de filles dit ribambelle de jeunes actrices, toutes à découvrir. Quel est le bémol ? Le cinéaste ne semble pas avoir d'autre point de vue qu'esthétique."
    Anne Diatkine (article entier disponible dans Elle n°3429, page 48)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Bertrand Bonello crée un univers sensoriel que sa splendeur étouffe et clôt l'ensemble d'un épilogue peu convaincant. On répugne malgré tout à bousculer un film dont l'ambition manifeste dépasse de loin les autres sorties de la semaine. "
    L.C. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2446, page 38)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Un chapelet d'histoires ne fait pas nécessairement une histoire digne de ce nom, et pourtant que de beauté, de tendresse et d'inhumanité à la fois dans cette toile de maître. "
    C.G. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 18/09/11)
  • Première
    Première

    " Aux antipodes d'un quelconque érotisme racoleur, L'Apollonide, Souvenirs De La Maison Close est une vrai mélodrame au souffle tragique et au faste éteint où les fantasmes d'amour et l'ivresse des étreintes hantent les corridors cramoisis."
    T.A. (article entier disponible dans Première n°415, page 44.)
  • VSD
    VSD

    " Un hommage nostalgique aux prostituées du bon vieux temps, élégant et vagabond, ennuyeux et attachant. "
    B.A (article entier disponible dans VSD n°1778, page 72)
  • L'Express
    L'Express

    "Un film excitant qui se dilue dans le velours des tentures."
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Style n°3142, page 56)

  • Positif
    Positif

    " Le plaisir est donc à double fond, à la fois une célébration et un piège des sens, que le cinéaste décrit dans une ambiance débilitante. (...) On aurait pourtant tort de ne pas reconnaître les qualités manifestes de L'Apollonide qui est l'un des meilleurs films de son auteur. "
    N.B. (article entier disponible dans Positif n°609, pages 58 et 59)
  • Metro
    Metro

    " (...) la chair est si triste qu’on finit par trouver le temps long dans ce bordel pourtant riche de mystères et de contradictions. "
    Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 21/09/11)
  • Télérama
    Télérama

    CONTRE : "Il manque au film la capacité d’émouvoir le spectateur par une quelconque progression dramatique ou toute possibilité d’empathie avec ses personnages."
    Aurélien Ferenczi (article entier disponible dans Télérama n°3219, page 57)

Critique Cannoise : L'Apollonide, souvenirs de la maison close 2 étoiles

  • Libération
    Libération

    " Le monde de l’Apollonide est rond comme un cirque. Rond comme le temps. Et Bonello, dont ce n’est rien moins que le plus beau film (…) "
    Philippe Azoury (article entier disponible dans Libération du 17/05/2011)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Dans ce huis clos propice au dévoilement des intimités, Bonello expose naturellement les chairs, mais cherche les âmes. (...) Ce film trouble, subjugue et déconcerte. "
    Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Le Monde du 18/05/2011)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    "Ici, on ne juge pas, on montre (…) Sans aucune trace de vulgarité (…) Film détonnant, magnifique, libre, ancré dans l’histoire du cinéma français, cet Apollonide dégage un parfum capiteux et violent. Du grand art."
    J.-B.M. (article entier disponible dans Les Inrocks n°807)
  • Brazil
    Brazil

    " Bestial, parfois enivrant, L’Apollonide est une expérience étonnante. L’ambiance du film paraît parois ridicule, parfois majestueuse. (…) D’une beauté visuelle incontestable, ce film surprend par sa narration particulièrement alambiquée (…) La reconstitution est soignée, les actrices sont vraiment chouettes (…) et les petits détails abondent sur la vie dans un bordel d’époque. "
    Benzédrine, Yves Montmayeur, Woody Alain, Christophe Lemaire (article entier disponible dans Brazil n°41, page 67)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Des décors et des costumes superbes occupent l'œil un bon moment, mais ne suffisent pas à rendre attachant un pur exercice de style qui semble très vite bien vain (…) L'ennui prend vite pension."
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 17/05/2011)
 

Avis des Spectateurs

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