Pour son quatrième film,
Philippe Lioret retrouve
Sandrine Bonnaire quatre ans après
Mademoiselle, et lui offre un rôle magnifique dans une œuvre tragique et poignante. Il nous embarque pour l’île d’Ouessant en Bretagne, où il nous raconte une histoire simple mais belle. Une histoire d’hommes, de terres, de travail, de fraternité et de tradition.
Suite au décès de son beau-père avec qui il gardait le phare de pleine mer de la Jument depuis plusieurs années, Yvon (
Philippe Torreton) se voit désigner un nouvel équipier par les autorités de Brest, Antoine (
Grégori Dérangère). Cet inconnu débarque sur l’île, dans la famille d’Yvon et Mabé (
Sandrine Bonnaire), dans le phare.
De l’arrivée incongrue de cet homme mutilé par la Guerre l’Algérie à son départ retentissant deux mois plus tard, le film nous emmène dans la vie quotidienne des gardiens de phare, aujourd’hui presque tous disparus. Tournées sur place au phare de la Joconde à Ouessant, les scènes de mer sont d’une beauté et d’un réalisme à couper le souffle. Associées à une histoire simple mais tellement bien écrite, elles dégagent une émotion insoupçonnée, émotion qui guète le spectateur tout au long du film.
A la fois grand fresque romanesque et beau film intimiste,
Philippe Lioret a su éviter les clichés "reportage photo" pour nous offrir tout simplement de belles images. Sans morale ni grand discours, L’EQUIPIER est un film émouvant et grandiose… Qu’il est beau notre "far-ouest" !
Amélie Chauvet