Critiques : L'Homme de la Riviera

    en DVD le 08 Avril 2004

Notre critique : L'Homme de la Riviera

    Classe, casse et suspens, Nick Nolte collectionne les $

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Un homme sur le retour, à quelques années de sa dernière sortie de prison, des acolytes aux rôles bien définis qui gravitent autour du rond central, une (très) jeune femme fatale au regard d’enfant et au corps de femme, un casse, et un casino, ça ne vous rappelle rien ? Et oui, L’HOMME DE LA RIVIERA n’échappera sans doute pas à la comparaison facile avec Ocean’s Eleven de Steven Soderbergh – puisque l’on balayera d’un seul coup les centaines de films noirs trop souvent oubliés sans lesquels les onze de Mister Ocean et l’unique de la Riviera n’auraient jamais vu le jour. Histoire de braquage similaire, même type de personnages bien à leur place, même ambiance d’élaboration, mise en place des éléments et différents objectifs. Et pourtant. Bien mal nous en prendrait de nous arrêter à des conclusions si hâtives. Car L’HOMME DE LA RIVIERA, à défaut d’avoir joué la carte de l’originalité, a pas mal d’atouts dans sa poche. Le principal reste sans conteste Nick Nolte, Nick Nolte et sa barbe de quatre jours, son costume super class et son immense talent d’acteur. Joueur invétéré, drogué, ancien taulard, Bob n’a pas grand chose pour plaire. Pourtant Nick Nolte en fait un personnage attachant, avec ses règles de vieux routard de tables de jeu, petit américain perdu dans un monde de français.
    Et c’est paradoxalement ici que réside peut-être l’une des petites faiblesses du film : à trop vouloir montrer le talent de l’un, on oublie parfois ceux des autres. Gérard Darmon et Tchécky Karyo sont étonnants l’accent english aux bouts des lèvres, mais à peine les aperçoit-on qu’ils disparaissent déjà. Marc Lavoine et sa belle frimousse défigurée ne nous fait pas assez entendre sa voix grave aux cotés si frenchie…. Un casting prestigieux donc, tous plus magistraux les uns que les autres, d’Emir Kusturica à Said Tagmahoui, malheureusement un peu trop mis de côté. Mais pourquoi chercher des défauts dans ce long-métrage, puisque L’HOMME DE LA RIVIERA est sans aucun doute une petite perle actuelle du film de braquage aux allures de thriller policier.
    Car son autre atout majeur, c’est sans aucun doute son auteur, Neil Jordan. Celui qui nous avait habitué à des héros aux dents pointues suceurs de sang, change de registre à l’extrême, mais garde cette mise en scène qui lui va si bien, multipliant les effets de style qui impose sa griffe perso sur les plus petits moments du film. Les images deviennent floues, se ralentissent, pour que l’on prenne conscience qu’ici, à ce moment précis, il se passe quelque chose de crucial, d’absolu et, quoi qu’on en dise, de merveilleux.
    Et puis, avouons-le, le scénario a beau ne pas être très original, il tient quand même largement debout, et remplit son objectif de divertissement et de suspens, le tout relevé d’une petite touche d’humour made in américa. De quoi faire de ces méchants gangsters de gentils héros sans peurs et sans reproches. Et puis, Nick Nolte aux côtés d’autant de stars françaises, ça vaut le détour, non ? De quoi vouloir changer de métier, tiens.
    Aurélie Maulard

Critiques : L'Homme de la Riviera

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    Studio Magazine :
    " Et que le film se joue sur le mode mineur ajoute au charme de la réalisation "
    J.M. (article entier disponible dans Studio Magazine n°191, page 28)

    Télérama :
    " Un film de casse, tout en faux-semblants, séduisant mais clinquant. "
    Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)

    Le Monde :
    "Pourtant, malgré l'absurdité du pari, ou plutôt sans doute à cause d'elle, L'Homme de la Riviera se tire honorablement du défi qu'il s'est lui-même jeté."
    Jean-François Rauger (article entier disponible sur le site de Le Monde)
 

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