Ciné Live :
" Le roman de Nabokov en poche, la cinéaste néerlandaise a le mérite de nous épargner d'interminables parties méchamment obscures pour le novice, en se concentrant sur la personnalité entortillée du maître.
Sans éclats déplacés ni floutés béats sur le décorum, la caméra perce pudiquement la carapace de l'énigmatique bonhomme, tiraillé entre la quête du sentiment et la forteresse mentale qu'il a érigée dans son enfance.
Acrobate sur le fil de la déraison, Loujine bouleverse et John Turturo met le spectateur dans sa poche."
Philippe Paumier (Article entier disponible dans Ciné Live N°45 p.50)
Chronic’art:
"Malgré une mise en scène élégante et de belles séquences (notamment celles ayant trait à l’enfance de Loujine), le film ne parvient jamais à trouver une forme qui lui soit propre, qui exprimerait une vision personnelle de l’œuvre. Le seul parti pris semble être l’asservissement à l’atmosphère italienne, sans que ce décor splendide (le lac de Côme et la petite ville de Bergamo, dans les années 30) ait de réelle valeur dramatique. Mais la plus grave erreur réside dans le casting : le contre-emploi de John Torturro, longtemps surestimé pour avoir joué l’écrivain torturé chez les frères Coen, se révèle bien vite artificiel, l’acteur se contentant de singer le malaise de Loujine par un éternel rictus d’incompréhension et une démarche d’hurluberlu (…)."
Grégoire Bénabent(Article entier disponible sur le site de
Chronic’art)
Télérama :
"La réalisatrice mise tout, en fait, sur le duo John Turturro-Emily Watson. Elle a raison : ils sont remarquables. Lui fait affleurer toute la fragilité de cet énigmatique Loujine qui se désagrège sous nos yeux, asphyxié par une passion trop forte pour lui. Elle, rayonnante d'équilibre serein, impose avec simplicité la tendresse inflexible de Natalia. Peu à peu, les deux acteurs, comme leurs personnages, font le vide autour d'eux. En comparaison de leurs étonnants face-à-face, les intrigues parallèles, un peu décousues, et les personnages secondaires, plutôt académiques, relèvent de l'anecdotique."
Jean-Claude Loiseau (Article entier disponible sur le site de
Télérama)