Critiques : La Planète Bleue

    en DVD le 03 Novembre 2009

Notre critique : La Planète Bleue

    Tout sur ma mer

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    A l'origine boudé par le 7e art et confiné à la petite lucarne, le documentaire semble aujourd'hui trouver une place de choix dans les salles de cinéma. Après avoir examiner le monde terrestre avec une loupe dans MICROCOSMOS, s'être fait pousser des ailes pour suivre les oiseaux du PEUPLE MIGRATEUR, nous voilà à présent embarqué dans les profondeurs abyssales du monde sous marin, nageoires au bout des doigts et écailles sur le torse. Un monde trop souvent absent des écrans, hormis la perle des studios Pixar – qui a d'ailleurs concouru à relancer la mode du poisson clown. A la différence près que dans LA PLANETE BLEUE, les animaux ne parlent pas. Ici règne la loi du plus fort. Car LA PLANETE BLEUE nous livre la Nature dans toute sa splendeur, son extase, sa violence, le monde dans tout ce qu'il a de plus féroce, de plus magnifique, de plus originel.

    La voix de Jacques Perrin, qui ponctue le film par intermittences, constitue la seule empreinte de l'Homme dans ce vibrant hommage à la Terre. Certaines espèces nous échappent, mais trop de commentaires auraient été superflus. Le parti pris de laisser parler les images et la musique, nous fait sombrer dans un rêve éveillé, immergé dans un monde parallèle. La caméra semble littéralement s'être fondue dans l'environnement ; elle observe la nature au travail, on la regarde vivre avec des yeux ébahis. La musique est également d'une beauté et d'une justesse magistrale ; elle surplombe les images, les amplifie, leur donne la parole et la vie, installe une ambiance, tantôt loufoque, tantôt inquiétante, toujours envoûtante.

    La mer qu'on voit danser le long des golfs clairs a des reflets d'argent, mais aussi de rouge, de vert, de blanc… Un monde où se terre des espèces inconnues, mi plantes mi poissons, mi pierre mi baleine, mi mammifère mi volatile qui se croisent dans un magnifique ballet à la fois féroce et magique. LA PLANETE BLEUE nous transporte sur des terres et des mers inconnues, entre paysages paradisiaques et glaciers vus d'hélicoptère, et plongées dans les fonds obscurs où ne perce jamais la lumière. Avec leurs plans somptueux où se mêlent requins, petits poissons et albatros dans une danse frénétique, les réalisateurs nous perdent dans leur rêve, on ne sait plus très bien où commence la mer et ou s'arrête le ciel.

    Hymne à la nature, ode à la liberté, LA PLANETE BLEUE est de ces films qui nous font prendre conscience de la stupidité de l'Homme. A l'heure des dégazages sauvages et autres décharges aquatiques, le cri de la baleine bleue résonne comme un appel à l'aide. L'océan n'a pas fini de naître qu'il va déjà mourir. D'une beauté à couper le souffle, LA PLANETE BLEUE est le plus bel hommage que l'on pouvait rendre à notre Terre.
    Aurélie Maulard

Critiques : La Planète Bleue 2 étoiles

  • Télérama
    Télérama

    "Grâce à des miracles de patience scientifique et de technique (…), les réalisateurs ont filmé l'infilmable. (…) On fait ni une ni deux, sacrebleu on plonge !"
    Guillemette Olivier (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Première
    Première

    "Mélange de virtuosité technique et d’images inédites (on pense notamment à un bestiaire digne des films fantastiques), La Planète Bleue est à infiniment profond ce que Microcosmos était à infiniment petit et Le Peuple Migrateur à infiniment vaste."
    Christophe Narbonne (article entier disponible dans Première n°324, page 40)
  • Libération
    Libération

    " La Planète Bleue est une succession de séquences haletantes (…). On en sort saisi d'avoir pu pénétrer cet univers mystérieux, mais aussi inquiet, désemparé. Car ce qui défile à l'écran est un monde en danger."
    Laure Noualhat (article entier disponible sur le site de Libération)
  • CinéLive
    CinéLive

    "Qu’un film animalier ressemble à un autre film animalier, normal, mais sur certaines scènes, notamment celles avec des oiseaux, qui semblent tout droit sorties des rushes inutilisées du Peuple migrateur, l’impression de "déjà vu" se cristallise parfois au son de la voix off de Jacques Perrin."
    Iris Mazzacurati (article entier disponible dans Cinélive n°76, page 38)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    "Si l’on peut regretter le on poétique du commentaire et l’omniprésence de la musique, on appréciera toutefois ce formidable voyage dans cet univers coloré, cruel et fascinant, à faire pâlir de jalousie Nemo et le commandant Cousteau."
    M.R. (article entier disponible dans Studio Magazine n°197, page 30)
 

Avis des Spectateurs

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