Après avoir signé des films érigés en véritables chefs d’œuvre, avouons que nous nous demandions si
Brian De Palma n’avait pas un frère jumeau presque dénué de talent au vu de ses dernières réalisations.
Un océan d’espoir entourait donc
Le Dahlia Noir mis en exergue par un casting plus qu’alléchant et une histoire à l’intrigue attrayante. Et là, sur ces deux points, point de déceptions ! Les deux inspecteurs interprétés par
Josh Hartnett et
Aaron Eckhart sont brillants de justesse.
Josh Hartnett tient ici son plus beau rôle, étant largement habitué aux « teen-movies » comme
The Faculty ou
40 Jours Et 40 Nuits. Seul l’éblouissant
Virgin Suicides de
Sofia Coppola sortait du lot. La gent féminine n’est pas en reste.
Scarlett Johansson continue royalement son parcours de diva d’Hollywood. Touchée par la grâce des comédiennes des années 50, elle colle parfaitement à l’atmosphère du film.
Hilary Swank et la petite nouvelle
Mia Kirshner, quant à elles, n’ont rien à lui envier.
Le scénario, adapté du roman éponyme de James Ellroy - lui-même inspiré d’une histoire vraie ! - affiche une complexité remarquable. Le drame nous plonge au cœur de l’Amérique guère puritaine des années 50, à grand renfort de costumes et musique d’époque.
Le Dahlia Noir revêt une atmosphère particulière, alliant polar noir et « love stories » débridées. Le seul bémol est le fait qu’on peut se perdre un peu dans l’histoire, vrai labyrinthe des personnages, des sentiments, des rancoeurs et des secrets. Pourtant, tous les ingrédients sont réunis pour nous donner envie de suivre la trame et surtout d’aimer ce nouveau De Palma. Et la recette fait des merveilles !
Le Dahlia Noir répond ainsi à nos attentes et se présente aisément comme une des meilleures réalisations du cinéaste depuis bien des années. Ses atouts fusent énergiquement et nous réconcilient avec le Septième Art !
Fanny Cairon