Une chose importante quand on va voir un film d’animation est de savoir à quel type de public il s’adresse ; car qui dit dessin animé ne dit pas obligatoirement pour enfants.
Le gâteau magique s’adresse lui bel et bien aux petits. Ceci n’est nullement une critique, mais un avertissement car, loin d’être inintéressant pour les adultes, le film est d’une grande simplicité.
Les dessins sont très beaux, ceci se remarque surtout dans les plans larges de paysages, tout est très soigné et rien n’est laissé au hasard. L’histoire est basique, linéaire et nous est dévoilé petit à petit pour permettre une parfaite compréhension. La suite est simple : une vie tranquille, un grain de sable qui change tout, une quête désespérée, des moments chantés d’allégresse, d’autres plus difficiles à cause d’un grand méchant, et un happy end, où tout va mieux qu’avant. Les caractéristiques des personnages sont, elles aussi simples car très marquées : Barnabé le koala, Bill le vieux marin, Sam le pingouin, Albert le gâteau magique qui repousse quand on le mange, Brutus le chef des méchants et enfin Possum et Wombat, ses deux sous-fifres un peu simplets.
En somme, cela ressemble à un Walt Disney, a l’odeur d’un Walt Disney, mais n’en est pas un.
Le gâteau magique est une production entièrement Australienne, de l’histoire originelle écrite par Norman Linsday en 1918, à la société de production du film, Energee Entertainment, en passant par les réalisateurs. Un bon moment à passer en famille, même si les enfants en sortant se contenteront le plus souvent d’un
"pas mal, hein !?".
Pablo Chimienti