Notre critique : Le Moine Le P(r)êcheur-
Comme Au Cinema

On baigne dans une atmosphère lourde parfois pesante accentuée par le relatif isolement du monastère perdu au coeur d'une sierra proche de Madrid. La mise en scène se révèle réussie et parvient ainsi à recréer une ambiance très gothique (avec ses éclairages nocturnes, ses décors en pierre et son cimetière). Bien qu'une apparition surnaturelle se manifeste, on peut regretter qu'il n'y en ait pas plus. Le contraste est très saisissant avec l'intense lumière de la sierra aride, où se déroule quelques scènes, écrasées par la chaleur d'un soleil ardent.
Le rythme lent du début peut s'expliquer par la nécessité d'installer cette atmosphère. Pour y parvenir, le réalisateur s'amuse en n'hésitant pas à perdre le spectateur et entremêle deux intrigues tragiques tout en saupoudrant, au passage, l'ensemble d'une bonne pincée de surnaturel et d'une dose de tous les vices possibles se rattachant à la tentation (débauche, viol, inceste, meurtre). On peut également reprocher au film d'être parfois un peu trop implicite. Et que dire de la fin sinon qu'elle est décevante et beaucoup trop rapide ?
Jean-Emmanuel Keller
Critiques : Le Moine -
Libération

" Vincent Cassel est hallucinant en Ambrosio bressonnien, son charisme et son impétuosité étant comme plaqués au sol par la froide foudre luthérienne de Dominik Moll qui le guide, blême et rampant, vers les gouffres. "
Didier Péron (article entier disponible dans Libération du 13/07/2011)
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Le Nouvel Observateur

" Fantastique et non pas horrifique, c'est ce qui le fonde et établit son originalité, celle d'un auteur qui pense et filme en cinéaste, qualité trop mal partagée dans un paysage français soumis à la dictature du "sujet". "
Pascal Mérigueau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2436, page 104)
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Première

" Dommage que cette fièvre et cette audace du décorum et du casting ne contaminent pas suffisamment le coeur du film, trop sage pour incarner ce poème "
S. L. (article entier disponible dans Première n°413, page 30)
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Studio CinéLive

"Manque de suspens et de sensualité à l’écran. Tout semble monocorde, comme l’homélie d’un prêtre pour un non-catho."
L. D. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°28, page 38)
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Le Journal du Dimanche

" On aime le scénario, fidèle à la perversion du récit d'origine, les dialogues ciselés, l'ambiance envoutante due à la photographie qui joue sur les contrastes et la suggestion du surnaturel. "
Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 10/07/11)
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Télé7Jours

" Ambiance de polar religieux, dialogues au cordeau, ce quatrième film de Dominik Moll procure un vif plaisir visuel. (…) Dommage que le scénario édulcore l'intention subversive du roman gothique de Matthew Gregory Lewis dont il est inspiré. "
Viviane Pescheux (article entier disponible dans Télé7Jours n°2668, page 122)
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Ouest France

" A l'image d'un Vincent Cassel obligé de se contenir dans une totale maîtrise, jusqu'à ne pas traduire la fascination qu'il peut exercer sur ses fidèles dans ses sermons, le film se cherche. Il reste à la surface de son propos, sans en exploiter les troubles ambiguïtés. "
(article entier disponible dans Ouest France du 13/07/11)
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Le Parisien

"Si le film séduit par son esthétique et instaure un climat fantastique d’abord captivant, il désamorce froidement chacune de ses péripéties feuilletonnesques et donne, au final, l’impression de reculer devant l’outrance de son sujet(…)"
Marie Sauvion (article entier disponible dans Le Parisien du 13/07/2011)
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Le Point

"Un peu poussif en première partie, plus de souffle sur la fin."
François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°2026, page 91)
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Positif

"On a le sentiment d’assister à une reconstitution académique au dénouement prévisible, alors que le roman du XVIIIe siècle demeure un des sommets de la littérature subversive."
P. E. (article entier disponible dans Positif n°605-606, page 146)
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Télérama

" Ecrasés par la portée symbolique de leurs rôles, les comédiens glissent en somnambules dans un décor somptueux. Plus hébété que pervers, Vincent Cassel mène cette procession de fantômes comme on tire un poids mort. "
Cécile Mury (article entier disponible dans Télérama n°3209, page 45)
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Mad Movies

" Pour ce qui est de la flamboyance gothique on repassera, et on se surprend à rêver d'une version mise en scène par Paul Verhoeven. Le script enfonce le clou en annihilant toute la portée émotionnelle (pourtant immense) de sa révélation finale via un flash back et un réplique inutile : dommage, car sans cette erreur fatale, Le Moine aurait sans doute été plus convaincant et ne se limiterait pas à nous offrir un one man show de Vincent Cassel. "
C.D. (article entier disponible dans Mad Movies n°243, pages 28/29)
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Les Inrocks

"Lissé, modernisé, débarrassé de ses oripeaux anticléricaux (la belle affaire), plus rien n’y est scandaleux, torride, subversif. Tout n’y est que constat désenchanté, sans point de vue personnel, sans malaise existentiel."
Jean-Baptise Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°815, page 74)
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TéléCinéObs

" Dommage que, pour son grand retour après six ans d'absence, Dominik Moll ait troqué la sobriété de ses précédents films contre une grandiloquence de série Z dopée aux trucages numériques. "
B.A. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2436, page 17)
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Paris Match

" Le réalisateur (...) se prend le pied dans la soutane en voulant mélanger horreur gothique, parabole religieuse et tragédie charnelle. Soit une série Z risible à force d'emphase, plombée par un casting absurde."
B. A. (article entier disponible dans VSD n°1768, page 66)
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Les Cahiers du cinéma

" L'habit ne fait pas le moine et Dominik Moll passe à côté de ce qui faisait l'intérêt du roman de Lewis, l'attirance du père Ambrosio pour Valerio, sans trouver à ce thème de substitut solide. "
Isabelle Zribi (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°669, page 58)
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