Adapter au cinéma une œuvre majeure de la littérature d’
Heroic Fantasy, Le Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, le pari était risqué mais en valait la peine.
Peter Jackson l’a en effet très bien réussi, proposant avec ce premier volet un film splendide, à la hauteur de nos espérances…
Un livre de plus de 600 pages au cinéma, forcément, c’est long. Bien que
Peter Jackson ait retiré certaines idées et scènes présentes dans le livre, il a voulu en garder une majorité, d’où à l’arrivée un film de presque trois heures.
En conservant bon nombre de détails présents dans le livre, le réalisateur reste fidèle aux thèmes de l’œuvre de Tolkien. Ainsi, dans le film, chaque communauté, chaque personnage, chaque lieu, presque chaque objet ont une histoire, un passé, une signification. Et c’est un réel plaisir que de croiser dans un film des personnages secondaires tout aussi travaillés que les héros.
Bien que ce travail du détail, du rendu fidèle de l’œuvre de Tolkien soit l’une des forces maîtresses du film, il en est aussi l’une des faiblesses. En effet, un lecteur s’attardera facilement sur chaque point de l’histoire. Au cinéma l’accumulation de détails, tous aussi importants les uns que les autres, empêche le spectateur d’y prêter l’attention qu’il faudrait.
Plongé dans des décors fabuleux, on se laisse volontier prendre à l’aventure, suivant des personnages magnifiquement interprétés, auxquels s’ajoutent des costumes et maquillages remarquablement réussis. On se lie d’affection avec les Hobbits, ces petits personnages très attachants et émouvants.
Sur fond d’effets spéciaux époustouflants, le film fonctionne très bien et fait son effet : du début à la fin, il n’y a aucun creux ni dans la mise en scène ni dans le scénario… Du grand spectacle !
Seule petite déception : après une remarquable aventure de près de trois heures, nous sommes cordialement conviés à attendre impatiemment
la suite au prochain épisode… Rendez-vous donc pris dans un an.
Amélie Chauvet