Ce second volet de l’adaptation cinématographique de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des anneaux, est tout aussi réussi et splendide que le premier.
Evitant la mise en place, avec présentation des personnages, des peuples et des lieux, qui fut nécessaire dans le premier volet, totalement éclipsée ici, le film, qui dure lui aussi trois heures, développe davantage ses scènes d’action. Il nous offre par exemple d’exceptionnelles séquences de combat, dont la plus fantastique, la dernière, dure plus de 35 minutes…
Le film tout entier fait l’objet d’un remarquable travail du détail. Tout est soigné, les décors, les costumes des personnages principaux comme ceux des figurants, rien n’est laissé au hasard. Et c’est dans l’extraordinaire scène de combat entre les Uruk-hai et le peuple de Rohan que ce travail minutieux prend toute son ampleur. Rarement au cinéma une telle séquence a pris autant de réalisme.
C’est d’ailleurs la force maîtresse de ce second volet : dans un monde totalement inventé, fait de peuples imaginaires,
Peter Jackson réussi remarquablement bien à nous transporter dans son histoire.
LES DEUX TOURS, c’est également l’occasion de découvrir de nouveaux personnages et civilisations. Ainsi, vous ferez la connaissance de la mystérieuse créature Gollum qui suit Frodon tout au long du film ; prendrez sûrement peur à la vue des Uruk-hai, l’armée de Saroumane ; ou ferez la connaissance des Ents, sortes de très vieux arbres parlants gardiens de la forêt.
Enfin, si LA COMMUNAUTE DE L’ANNEAU nous donnait cordialement rendez-vous un an plus tard pour connaître la suite, LES DEUX TOURS se suffit à lui-même. L’histoire est bouclée et l’aventure peut continuer dans un an avec d’autres péripéties.
Sur fond d’effets spéciaux époustouflants, le film fonctionne donc très bien : du début à la fin, il n’y a aucun creux ni dans la mise en scène ni dans le scénario… Du grand spectacle, à ne pas manquer !
Amélie Chauvet