On attendait du nouveau film de
Mike Newell, réalisateur des très réussis 4 MARIAGES ET UN ENTERREMENT et DONNIE BRASCO, de l’humour et du piment… Malheureusement, LE SOURIRE DE MONA LISA s’avère être plutôt fade et plat sous ses faux airs d’un CERCLE DES POETES DISPARU
eS féminin.
S’appuyant sur un point de vue assez réaliste (histoire basée sur des articles, témoignages et archives), la vision des femmes de cette société américaine d’après-guerre (années 50) est juste. Elle est d’ailleurs le seul atout de ce film à l’histoire somme toute très banale : La jeune prof d’histoire de l’art qui débarque dans une école aux habitudes et traditions ancestrales… ordre qu’elle va bouleverser avec ses idées modernes. On passera donc sur ce personnage archi déjà vu qui finira, vous vous en doutez, par se faire accepter de cette société si récalcitrante au début. Exit également les raccourcis faciles établissant des comparaisons entre ce qu’il se passe à l’écran et des œuvres d’art.
Pour ne retenir finalement que ce tableau réaliste et émouvant, celui de l’émancipation de la femme après les années 50, avec l’arrivée du féminisme, des femmes sur le marché du travail, etc.
Portée par une
Julia Roberts fidèle à elle-même – ni plus, ni moins - on retiendra surtout de l’interprétation les belles prestations de
Kirsten Dunst,
Julia Stiles ou Maggie Gyllenhaaal pour ne citer qu’elles. Elles apportent au film son côté réaliste et attrayant, mais qui ne rattrape que difficilement les lacunes d’un scénario et d’une mise en scène très convenus.
Amélie Chauvet