Critiques : Le Tailleur de Panama

    en DVD le 04 Décembre 2001

Critiques : Le Tailleur de Panama 1 étoiles

  • Première
    Première

    " Chez Boorman comme chez beaucoup de cinéastes excitants, les héros arborent une mine grise. Alors que le script de THE TAILOR OF PANAMA aurait pu donner naissance à un film d'espionnage convenu, lesté de digressions géopolitiques sérieuses et de galipettes pyrotechniques, le cinéaste des exquis Délivrance, Excalibur et Général, bien aidé dans sa tâche par son pote John Le Carré (présentement auteur du bouquin qui a inspiré le film, coscénariste et producteur), signe une fiction inclassable qui renvoie une image très agréablement désagréable des politiciens et militaires occidentaux."

    Olivier de Bruyn (Article entier disponible dans Première N°292, p.63)
  • CinéLive
    CinéLive

    " La suprême habileté de l'auteur du Général est d'avoir apporté à cette trame divertissante jusqu'à l'absurde une vraie crédibilité. Romancier de la guerre froide, Ian Fleming avait créé un super agent rassurant la bonne conscience occidentale. Analyste d'un monde ayant perdu ses repères, John Le Carré, co-scénariste et producteur du film, se fonde sur l'actualité pour déchoir ses espions de leurs piédestals. Osnard n'est ni pire ni meilleur que Bond : il en est la version incarnée. Mais là où sa formation d'espion, teintée de cynisme, le rend standardisé, l'humanité inquiète d'Harry Pendel – impeccablement rendue par Geoffrey Rush – fait du tailleur juif le véritable héros du film."

    Julien Vernor (Article entier disponible dans Ciné Live N°47 p.58)
  • Chronic'art
    Chronic'art

    " Où Boorman veut-il en venir ? La question reste en suspens. Objet bâtard à mi-chemin entre parodie de films d’espionnage et fiction politique classique, The Tailor of Panama ne trouve jamais sa voie et plonge dans les brèches fictionnelles les plus laborieuses, bien aidé par deux acteurs qui rivalisent de cabotinage. D’un côté, Pierce Brosnan suintant la vulgarité dans son numéro d’anti-007 méga baiseur et obsédé par le pognon.
    De l’autre, l’innommable Geoffrey Rush, certainement le pire acteur au monde (même Kenneth Branagh ne lui arrive pas à la cheville), qui, dans le registre de l’hypocrisie teintée de couardise, accumule les regards et les gestuelles explicites, histoire de nous démontrer que la moindre expression, chez lui, passe forcément par la démonstration grossière."


    Yann Gonzalez (Article entier disponible sur le site de Chronic’art)
 

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