Critiques : Les fantômes de Goya

    en DVD le 26 Février 2008

Notre critique : Les fantômes de Goya

    Une condamnation pesante des idéologies... quelles qu'elles soient

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Voilà un film qui revient de loin. Pas parce qu’il aura été particulièrement difficile à monter (on parle de Milos Forman tout de même), mais parce qu’il s’est tout simplement fait étriller par les premières critiques internationales. Confus, trop sage, vendu à l’académisme, on a tout reproché au réalisateur du mythique Vol Au Dessus D'Un Nid De Coucou.
    Qu’en est-il vraiment après visionnage ? Assiste-t-on réellement au naufrage annoncé ?

    Oui et non. Une chose est certaine, Milos Forman est violemment victime de son succès critique. Après le dithyrambique accueil dont avait bénéficié l’excellent Man On The Moon, il est vrai que le cinéaste tchèque était plus qu’attendu pour son prochain film. De là à recevoir un tel accueil…

    Les Fantômes de Goya est-il un mauvais film ? Non. Grâce à son excellente peinture d’une Inquisition moribonde (repoussante à souhait) et d’un temps tourmenté (la fin des monarchies européennes), le film utilise Goya comme prétexte : il devient le témoin d’une époque de bouleversements, violente et impitoyable.
    Alors, c’est vrai, on n’apprend rien ou presque sur le peintre espagnol. Ici, point d’Amadeus, Larry Flynt ou autre Man On The Moon. C’est certainement dommage lorsqu’on connaît l’habileté de Forman à croquer la psychologie humaine. A rester de la sorte extérieur au propos, on perd malheureusement l’intimité que le réalisateur excelle habituellement à offrir à ses personnages.

    Le cinéaste visait-il ailleurs ? Sûrement. Et voilà ainsi un emboîtement de prétextes (le travail du peintre, les déchirures familiales d’Inès, les revirements de Frère Lorenzo) pour mieux aligner une violente condamnation des idéologies, quelles qu’elles soient. On passe d’une tyrannie à une autre, d’une torture à une autre, d’une folie à une autre… Mais quoi qu’il arrive, nul n’en sort jamais blanchi ou grandi.
    Désabusé Forman ? Peut-être. Et c’est d’ailleurs certainement pour cela qu’il nous présente un film si pesant et académique.

    Les Fantômes de Goya est-il un mauvais film ? Assurément, non. Ce n’est juste pas un très bon Milos Forman.
    Eléonore Guerra

Critiques : Les fantômes de Goya 1 étoiles

  • Score
    Score

    " (…) Une fresque historique qui relate, avec un épatant souci de réalisme, l’une des périodes noires de l’histoire espagnole. "
    Fathi Beddia (article entier disponible dans Score n°36, page 134)
  • Positif
    Positif

    " La réussite de l’œuvre tient pour beaucoup à la rencontre de ces deux parties de l’art : le jeux avec les tableaux, la destruction spectaculaire du spectacle"
    Alain Masson (article entier disponible dans Positif n°559, pages 34-35)
  • Télérama
    Télérama

    " Plutôt que de choisir un ton dénonciateur, il s’arme d’ironie mordante, d’humour noir, presque, avec la complicité du scénariste Jean-claude Carrière, qui semble s’être souvenu ici de sa collaboration avec Bunuel. "
    Frédéric Strauss (article entier disponible dans Télérama n°3002, pages 34-35)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " (…) Forman (…) maniant le Grand-Guignol avec une belle énergie. "
    Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°608, page 52)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " « Les fantômes de Goya » a beau n’être que le fantôme parfois pâle d’un projet d’envergure beaucoup plus grande (…) il y a là (…)une folie simultanée de et dans les images. "
    Antoine Thirion (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°626, page 27).
  • Crossroads
    Crossroads

    " (…) le cinéaste a du mal à faire étalage de chair. "
    S.L. (article entier disponible dans Crossroads n°56, page 18)
  • Le Monde
    Le Monde

    " (…) Les fantômes de Goya est un mélo feuilletonesque, une épopée dans la lignée des fresques d’Alexandre Dumas ou d’Eugène Sue, que l’on peut goûter avec un certain plaisir. "
    Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Monde du 25/07/2007)
  • Paris Match
    Paris Match

    " Voulant traiter en même temps la vie de Goya et l’Inquisition espagnole, Forman passe à côté de ces deux sujets qu’il ne fait que survoler comme un nid de coucou. "
    A.S (article entier disponible dans Paris Match n°3036, page 20)
  • Première
    Première

    "(…) d’incohérences dramatiques en aberrations de casting (…) tous les symptômes du long métrage sacrifié en cours de production s’accumulent. "
    N.S. (article entier disponible dans Première n°365, page 40)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Plus barré que son homologue américain (…) "
    T.C. (article entier disponible dans Studio n°237, page 31)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Jean-claude Carrière à l’écriture et Milos Forman à la mise en scène s’égarent dans un sujet qu’ils ne dominent pas. "
    (Article entier disponible dans Ouest France du 25/07/2007)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " (…) une violence et un humour proche de l’absurde (...) "
    X.L. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2229, page 14)
 

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