Il y a trois ans,
Cédric Klapisch créait la surprise avec sa comédie teenager
L'Auberge Espagnole, qui réalisa près de trois millions d'entrées en France. Il révélait par là-même certains talents comme celui de
Cécile De France. Et si ce film n'était qu'une petite comédie romantique sur les étudiants, il n'en restait pas moins fort sympathique. Mais de là à en faire une suite…
On retrouve donc dans
Les Poupées Russes toute la joyeuse bande de Barcelone, cinq ans après leur année d'études Erasmus. Xavier, Martine, Isabelle, Wendy et les autres ont aujourd'hui la trentaine, et tentent, comme ils le peuvent, de faire leur trou dans la société, à savoir, trouver un travail et fonder une famille. Des personnages qui ont finalement que très peu évolué pendant cinq ans, et à qui il n'arrive pas grand chose.
Si
Les Poupées Russes se veut être la suite de
L'Auberge Espagnole, il n'en est en fait qu'une pale copie. Aucune histoire à proprement parler - si ce n'est celle d'un mariage en Russie et d'un Xavier cherchant désespéramment le livre et la femme de sa vie -, donc aucun scénario.
Le film part dans tous les sens, sans vraiment de fil conducteur, et le spectateur se lasse très vite des allées et venues de Xavier et de ses amis. Le montage et la mise en scène sont similaires à ceux du premier film, l'effet de surprise en moins.
Si cette comédie gentillette sur les trentenaires risque fort d'ennuyer profondément les spectateurs de cet âge, elle peut en revanche attirer - et amuser - les ados en mal de série télévisées et autres télés réalités.
Les années passent et se ressemblent… Et l'on risque fort de retrouver notre chère bande de potes dans cinq ans pour un troisième film… Avis aux amateurs.
Amélie Chauvet