Ils étaient trois :
Stacy Peralta, Tony Alva et Jay Adams… Magiciens du skateboard, rebelles dans l'âme, les Dogtowners créent un raz-de-marée sur leur chemin.
Catherine Hardwicke signe ici un long-métrage dynamique, rythmé, les séquences se suivent avec frénésie et le contenu est fort émotionnellement. Après
Thirteen, la réalisatrice filme, sous forme d'un skate-movie documentaire, l'univers chaotique et sulfureux des skaters de Venice Beach dans les années 70.
Les seigneurs de Dogtown immerge littéralement le spectateur, le tient en haleine dès la première scène et ne le laisse respirer que lorsque le mot « Fin » apparaît à l'écran. Si le résultat est aussi réaliste, c'est que
Catherine Hardwicke a travaillé en collaboration avec un des Z-boys de l'époque, l'incontournable
Stacy Peralta. Le long-métrage marque d'autant plus les esprits, que même ceux qui ne sont pas des inconditionnels du milieu peuvent y prendre goût et apprécier un film qui raconte finalement la naissance du skateboard moderne. Des planches dans tous les coins, des surfers, des skateboarders, des hordes de jeunes fans, de l'argent à gogo,
Les Seigneurs de Dogtown n'évite malheureusement pas les clichés… Quoique ceux-ci font partie intégrante du monde du skateboard. Alors quand le succès guette les trois compagnons, il n'est pas difficile d'imaginer que la chute risque d'être bien difficile.
Les seigneurs de Dogtown, un long-métrage qui ne laissera pas indifférent, même les moins réceptifs.
Sohini Gogel