Décidément, Georges Bush est le chouchou des sujets documentaires…
Après
Fahrenheit 9/11 de
Michael Moore,
Le Monde Selon Bush, de William Karel, l’Américaine
Christine Rose s’impose avec un nouveau film coup de poing intitulé LIBERTY BOUND. Cette dernière, d’abord activiste dans un parti écologiste, a décidé de faire « circuler l’information occultée ». Son pamphlet anti-Bush témoigne des libertés civiles compromises aux Etats-Unis et surtout marque le cheminement de la politique Bush, et son lien à une certaine forme de fascisme.
La politique américaine étrangère, face au 11 septembre 2001, la guerre en Irak et bien d’autres évènements, s’est déchargée incontestablement grâce à une série de raisons, ou de prétextes, pour justifier ses actions. LIBERTY BOUND se révèle être une mine d’informations et un documentaire réussi tentant de démêler le vrai du faux. Un acte de courage également, si l’on en croit la censure qui commence à gagner « le pays de la liberté ».
Une réussite, frappante par sa qualité de travail d’investigation, par les interventions de l’historien Howard Zinn, du sociologue Michael Parrenti, de l’éditeur Michael Ruppert et de l’activiste Robert Lederman. Tous expliquent leur vision de ce pays avec le recul de leurs travails, essais, recherches. Effrayant…
Ajoutés à cela des témoignages à propos des personnes interrogées par les services secrets,et l’ on peut effectivement douter des libertés civiles. Vient ensuite le coup de grâce avec la reconstitution du 11 septembre 2001 selon la réalisatrice, qui nous ramène une fois de plus au malaise de la politique Bush.
La vraie force de ce documentaire surprenant réside dans le montage, les moments choisis, associés les uns aux autres, qui font un effet-secousse sur le spectateur. Les scènes de l’attentat, vues et revues, venant pour accentuer le propos du film sont terrifiantes, importantes mais un peu asphyxiantes…
Cela dit, toutes les vérités sont bonnes à dire, n’est-ce pas ? Autant de dénonciations, qui redonnent des allures de démocratie à l’empire américain que certains croient sur le déclin. L’enjeu, pour
Christine Rose comme pour
Michael Moore et bien d’autres, est louable et grand : réveiller les citoyens américains jusque-là paralysés dans un silence de désinformation ou encore de manque de connaissance.
Nadège Fleury