Critiques : Mes Enfants ne sont pas comme les autres

    en DVD le 17 Mars 2004

Notre critique : Mes Enfants ne sont pas comme les autres

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Mes Enfants ne sont pas comme les autres, ils sont musiciens. Il n’y a pas de normalité chez ces gens-là, dans ce film non plus. Troisième long-métrage du musicien-cinéaste Denis Dercourt, MES ENFANTS... se situe à mi-chemin entre une œuvre musicale et un film dramatique. La mise en scène rappelle celle d’un morceau, faites de mouvements, de changements de rythme, de tons, etc. Le réalisateur attache beaucoup d’importance à cette forme cinématographique très proche de la musique. Filmés scrupuleusement, chaque main, chaque visage, chaque corde, chaque touche prennent une place considérable dans l’espace filmique. Celui-ci est d’ailleurs construit de manière très précise, avec des lieux récurrents comme cet escalier devant la maison, sorte de passage entre l’intérieur et l’extérieur, entre la musique et le monde.
    Denis Dercourt instaure ainsi, par des plans très dépouillés, et par cette importance donnée aux gestes, aux regards et à la parole, une tension latente, une sorte de mal être constant. Celui-ci est accentué par la position de voyeur donnée au spectateur. On assiste en effet aux scènes intimes pour un musicien : les répétitions, la préparation en coulisses juste avant de jouer, etc.

    Le choix des deux jeunes musiciens pour les rôles principaux d’Adèle et d’Alexandre s’avère être très judicieux. Ils ont le regard qu’il faut, l’émotion nécessaire, pour faire passer leurs sentiments lorsqu’ils jouent… Le naturel l’emporte alors sur la comédie.
    Là où beaucoup risquent de froisser les sourcils, c’est en découvrant Richard Berry dans le rôle du père, Jean. Loin, très loin de ses personnages de dragueur dans des comédies comme 15 AOUT, LE NOUVEAU JEAN-CLAUDE ou AH SI J’ETAIS RICHE, Berry incarne ici un personnage difficile, ambigu. Si l’on a du mal, au départ, à se dégager de la tête cette image qui lui colle malgré tout à la peau, il faut s’efforcer de le faire pour apprécier sa prestation à sa juste valeur. On aurait en effet tendance à vouloir rire au début du film, quand on le voit jouer du violoncelle. Finalement, s’il reste toujours peu crédible en musicien professionnel, il réussit brillamment à rentrer dans la peau de son personnage de père/professeur sévère et strict.

    Rigueur, discipline et rythme, tels sont les maîtres mots du musicien… mais aussi de Denis Dercourt qui signe là un film difficile, au pari délicat mais réussi de faire passer des sentiments et des idées à travers la musique plutôt que par les dialogues.
    Amélie Chauvet

Critiques : Mes Enfants ne sont pas comme les autres

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    CinéLive:
    "Il n'y a peut-être rien d'inédit ici, certes, mais c'est chuchoté avec délicatesse. A la manière, en somme, de Sur Le Bout Des Doigts , dans le sens où les mots se substituent à la musique"
    Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°70, page 64)

    Studio Magazine :
    "Par son âpreté, ce film évoque Sur Le Bout Des Doigts d'Angelo. Dès qu'il se concentre sur cette ambiance familiale étouffante, il traduit à la perfection la force de ces sentiments tus"
    T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°191, page 33)

    Première :
    "Le décalage entre le jeu profond de Berry (le papa) et celui, atone, des deux enfants est symbolique : l'un est dans l'excès de la contradiction quand les autres sont réduits à agir comme des machines."
    C.N. (article entier disponible dans Première n°317, page 43.)

    Télérama :
    "Porté par deux jeunes acteurs doux et sobres, le film ne cède pas à la tentation du lyrisme ou de la mièvrerie. Juste quelques blancs, quelques hésitations, que l'on accepte comme les bruits de pages tournées, entre deux mesures, lors d'un concert."
    Marine Landro (article entier disponible sur le site de Télérama)

    Chronic’art :
    " Mes enfants… est un violon sans corde, presque ridicule dans son acharnement à vouloir faire exister ses personnages soit plats, soit superflus (…). "
    Jean-Philippe Tessé (article entier disponible sur le site de Chronic’art)

    Le Monde :
    "Construit selon une trame psychologique primaire articulée autour de la crise du passage à l'âge adulte, le film reste tristement démonstratif. Les scènes avec Mathieu Amalric (…) apportent au film une bouffée d'air frais. "
    Isabelle Regnier (article entier disponible sur le site de Le Monde)
 

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