Qui mieux que
Michael Mann pouvait adapter au ciné l’une des séries télé qui bouleversa le petit écran des années 80 ? Producteur exécutif de la série
Deux Flics à Miami de 1984 à 1990, le réalisateur de
Heat et
Collateral revient donc pour ainsi dire sur ses terres avec ce film qu’il réalise, écrit et produit. Loin de surfer sur la vague très à la mode ces dernières années des adaptations bâclées et sans envergure de séries télé à succès,
Miami Vice est avant tout un vrai film de cinéma, aux qualités artistiques et techniques indéniables.
Tout commence très vite et très fort, dès les premières images. A l’instar de la série, on s’attend à un générique après la première scène d’action. Qu’à cela ne tienne,
Michael Mann enchaîne de suite et le spectateur reste scotché à l’écran.
Les novices des cartels, mafias et autres trafiquants de Floride découvriront ainsi avec
Miami Vice un univers et – comme toujours chez Mann – une ambiance, particulière et réussie. Quant aux aficionados de
Don Johnson &
Philipp Michael Thomas, ils retrouveront avec plaisir les grosses cylindrées, courses-poursuites et scènes d’action qui avaient fait la réputation de la série d’origine. Le film met ainsi très fidèlement en scène nos deux spécialistes de l’infiltration, Sonny et Ricardo, dans un scénario basique mais captivant, notamment par ses nombreuses scènes d’action, de coups de feu et poursuites. Mann choisit également judicieusement de faire s’entrecroiser – s’entrechoquer – de nombreux personnages secondaires qui donnent une force et un intérêt supplémentaires à l’histoire.
Non sans rappeler ses précédents long-métrages, le réalisateur associe parfaitement une musique efficace, une photographie soignée – avec, comme dans
Collateral, de très belles scènes de nuit et vues aériennes – et un montage énergique. L’esthétique est particulièrement travaillée, tant sur l’image que les décors ou la lumière.
2h15 d’action et de pur plaisir pour les amateurs du genre, qui se terminent plutôt intelligemment mais de manière assez ouverte, laissant la place à un second opus. Au delà du simple film de l’été,
Miami Vice tire largement son épingle du jeu parmi les blockbusters estivaux. A ne pas manquer !
Amélie Chauvet