Critiques : Orange Mécanique

Notre critique : Orange Mécanique

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    En 1971 vient le temps de sa plus grosse provocation, un autre culte instantané, une apologie du sexe et de la violence. Ainsi le dérangeant Orange Mécanique – tiré du roman homonyme de Burgess – suit le terrifiant Alex (incroyable Malcolm Mcdowell) et dépeint un futur contre-utopique peuplé de gangs de jeunes dénués de limites morales ou sociales. Porté par l’esthétique pop décomplexée des sixties (sans compter l’excellent travail sur la bande-son), le film déroule une violence psychologique terrible, basée sur la mortelle inquiétude engendrée la folie des faits accomplis par le gang d’Alex et par le sentiment d’insécurité profonde qui en découle. Subversif en diable, Kubrick placarde la société de l’époque, pointant sans pitié des mœurs et aspects politiques dérangeants. Avec sa structure cyclique (refaisant vivre les mêmes crimes au bourreau devenu victime) le film provoque à la fois excitation et malaise… tout en balançant une droite à la morale.
    Faisant hurler la censure, Orange Mécanique sera retiré des écrans britanniques… avant que Kubrick, blessé, ne décide de l’ôter complètement des salles obscures, suite à une série de crimes « inspirés » du film puis de menaces contre sa personne.
    Eléonore Guerra
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
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30 avis 1 étoiles