La royauté, et plus largement l'aristocratie semble revenir au goût du jour ces derniers temps. En témoignent le nombre de projets - cinématographiques et autres - sur ce sujet (les films
Marie-antoinette de Sofia Coppola ou
Les Aristos de
Charlotte De Turckheim, actuellement en post-production, etc.) Et si la royauté n'a que très rarement été abordée au cinéma sous l'angle de la comédie (on se souvient du
Mariage du Siècle en 1985), c'est aujourd'hui chose faite avec le deuxième film de
Valérie Lemercier réalisatrice :
Palais Royal.
Alors que le casting - pourtant prestigieux - pourrait laisser craindre le pire, notamment pour
Valérie Lemercier et
Lambert Wilson, que l'on associe trop vite à la châtelaine des Visiteurs et au Jet-setteur parisien, le film se révèle être une très agréable surprise. Cette comédie intelligente dénonce, à travers l'histoire d'une famille royale contemporaine, les mœurs de notre société, et plus spécialement les vies plus publiques que privées de nos chères têtes couronnées et hommes politiques. La famille royale dépeinte dans le film n'est pas sans rappeler une certaine couronne britannique, notamment Lady Di. Mais pas seulement. Les Cécilia, Bernadette et autres Ségolène sont également plus ou moins visées, avec notamment la dénonciation de la couverture médiatique de la vie quotidienne des personnalités dirigeantes.
Palais Royal n'est pas parfait, loin s'en faut, mais réserve d'agréables surprises qui en font une comédie réussie. Nous passerons ainsi sur la musique et le thème du film, limite obsédant, pour s'arrêter sur le scénario et les dialogues, souvent croustillants.
Et si l'on voit peu, ces derniers temps,
Valérie Lemercier à l'écran, c'est finalement un bonheur que de la retrouver dans cette comédie, avec une fraîcheur et un naturel très sympathiques.
Amélie Chauvet