Critiques : Par Effraction

    en DVD le 19 Septembre 2007

Notre critique : Par Effraction

    Prise de conscience à King’s Cross

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Will est un architecte idéaliste qui espère transformer le quartier peu fréquentable de King’s Cross (Londres) en espace zen et dynamique. Malheureusement pour celui-ci le quartier a un plus gros impact sur sa petite personne que l’inverse.
    Par Effraction pourrait être résumé ainsi « tel est pris qui croyait prendre ». L’homme qui veut combattre l’esprit de « non-droit » régnant à King’s Cross fait l’expérience du quartier en étant lui-même rongé par des aspirations ambiguës, entre violences et infidélité. Comme dans une seconde crise adolescente obligatoire à son renouveau, Will se rebelle contre lui-même pour s’affirmer face à ses problèmes professionnels et familiaux. L’architecte va avancer en parallèle avec Miro, un adolescent qui se croit sans avenir. Différents en tous points mais perdus dans la même atmosphère de fatalité, ils apprendront à découvrir ce que la vie réserve derrière les obstacles.

    Will et Liv (Robin Wright Penn) forment un couple en difficulté, écartés l’un de l’autre par une fille psychologiquement troublée dont ils appréhendent différemment les crises. Cette image de couple qui aurait trop vécu, Will essaye de la contrebalancer avec une passion imprévue naissant dans des murmures. Anthony Minghella montre un amour que veut être vécu, comme un sauvetage, mais qui ne peut être. La femme-maîtresse est interprétée par Juliette Binoche à qui Anthony Minghella (Le Patient Anglais) offre un nouvelle fois un rôle de femme perdue, blessée, diaphane… Une femme qui vit moins pour elle que son fils. Car dans Par effraction, la galerie de seconds rôles enrichit les personnages principaux (parfois un peu trop pâles) : un collègue amoureux, une prostituée bavarde et cette famille immigrée qui lutte pour survivre dans un pays qui ne se préoccupe pas vraiment d’eux. Plus intéressant sur les bords que dans l’intrigue centrale, Par effraction n’invente rien mais présente avec simplicité les déboires de tout un chacun.

    Sans jamais juger ses personnages, Anthony Minghella leur offre un instant de vie, fondateur d’avenir. Le dialogue, la lucidité, la colère, la vengeance et le pardon se mêlent dans King’s Cross pour parler de la vie et exprimer la difficulté de réussir cette vie malgré les dérapages du destin.
    Marine Bedaux

Critiques : Par Effraction 1 étoiles

  • Télérama
    Télérama

    " C’est un film sur la mixité urbaine, le télescopage entre deux univers qui se côtoient mais s’ignorent, le sens caché de la propriété et du vol. "
    Juliette Bénabent (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Elle
    Elle

    " Quand on entre par effraction dans une pièce ou dans la vie de quelqu’un, on casse forcément quelque chose au passage. "
    Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3193, page 48)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " L’amour, la solitude, la transgression, l’intégrité, l’intégration, autant de thèmes irriguant une œuvre pleine de souffle et de cœur, d’une profonde générosité. "
    Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Minghella réussit son pari : réconcilier l’inconciliable. Singulier, lumineux et doux, « Par effraction » a le charme des œuvres à la marge."
    M.-E.R. (article entier disponible dans TélécinéObs sur le site http://cinema.nouvelobs.com)
  • Crossroads
    Crossroads

    " Par Effraction nous plonge dans des drames simples de la vie et cherche à éviter les jugements hâtifs. "
    Eric Coubard (article entier disponible dans Crossroads n°52, page 18)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " (…) Un beau rayonnement de personnages et d’actions : ça va dans tous les sens (…). "
    Emmanuel Burdeau (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°622, page 55-56).
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Pour une fois, le mielleux cinéaste a donné à son histoire un goût de fiel. (…) Car Minghella assume tous les travers de ses personnages sans jamais les appuyer."
    P.F. (article entier disponible dans Studio n°232, page 41)
  • Cinélive
    Cinélive

    " Par touches pudiques, Anthony Minghella prône le pardon, l’ouverture à l’autre dans une ambiance ouatée, vaporeuse, au sein de laquelle évolue, en quête de nouveaux repères, une impeccable distribution. "
    Arnold (article entier disponible dans Cinélive n°110, page 44)
  • Première
    Première

    " Pour son premier script original depuis Truly, Madly, Deeply, Minghella signe un mélo qui s’essouffle rapidement et vire à la léthargie. "
    G.G. (article entier disponible dans Première n°361, page 36.)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Obsédé par la morale au point de clore son récit sur un épilogue d’une droiture édifiante, Minghella jongle allègrement avec plusieurs de ses hantises. (…). Cela finit par être un peu fourre-tout. "
    Al.C. (article entier disponible sur le site www.lejournaldudimanche.fr)
  • Score
    Score

    " Une démonstration illustrée (…) par un bien-pensant gluant qui anéantit jusqu’au potentiel glamour du couple Law/Binoche."
    Alex Masson (article entier disponible dans Score n°30, page 63)
  • Metro
    Metro

    " Un joli triangle amoureux sur fond d’exil, physique et sentimental."
    Jérôme Vermelin (article entier disponible sur le site www.metrofrance.com )
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Peu à l’aise avec la veine sociale, le mélodrame finit par se révéler trop touffu."
    C.V. (article entier disponible sur le site www.20minutes.fr)
  • VSD
    VSD

    " Moitié mélo, moitié constat social, voilà un film habile et accrocheur. Mais la mise en scène ne provoque pas l’émotion attendue."
    (article entier disponible dans VSD n°1542, page 60)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Son scénario (Anthony Minghella) se perd assez souvent dans des impasses peu propices à provoquer l’adhésion. "
    (article entier disponible sur le site de Ouest France).
  • L'express
    L'express

    " (…) un casting haut de gamme (…) et le portrait d’un couple en crise. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°2906, page 85)
  • Paris Match
    Paris Match

    " Bourré de symboles et de métaphores lourdingues, le film règle les problèmes avec un optimisme déconcertant, mais séduit grâce à ses comédiens. "
    Christine Haas (article entier disponible dans Paris Match n°3017, page 34)
  • Le Point
    Le Point

    " (…) Le film qui dispense avec une lenteur emphatique son discours attendu sur ces frontières invisibles qui séparent les êtres. "
    F. C. (article entier disponible dans Le Point n°1799, page 100)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " (…) On se surprend à scruter en vain la trace infime de quelque chose de finalement assez rare, que l’on pourrait appeler la mise en scène."
    J.Ge. (article entier disponible dans les Inrocks n°589, page 51)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " L’auteur du « Patient anglais » livre ici un film banal et superficiel. "
    A. G. (article entier disponible dans Le Parisien du 14/03/2007)
  • Positif
    Positif

    " Les personnages sont à la fois très irrationnels et parfaitement prévisibles, puisqu’ils n’ont que des sautes d’humeur pour échapper au dessin inévitable du mélodrame. "
    A. M.(article entier disponible dans Positif n°555, page 23)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
53 avis 4 étoiles
28 avis 3 étoiles
39 avis 2 étoiles
30 avis 1 étoiles

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 54 130 entrées
  • Cumul IDF : 76 044 entrées

  • 1ère semaine France : 131 227 entrées
  • Cumul France : 178 205 entrées