"Je veux que les fées existent, j'y crois, j'y crois !" Qui ne connaît pas l'histoire de ce petit garçon qui ne voulait pas grandir ? Peter Pan, l'inoubliable conte de notre enfance, maintes et maintes fois revisité, adapté en bande dessinée, en film et dessin animé… Aujourd'hui, c'est
P.j. Hogan qui s'attaque au grand mythe de ce chérubin haut comme trois pommes ; et c'est sans rougir qu'il peut pointer le bout de son nez dans les salles de cinéma. Car malgré les pointures précédentes, du dessin animé de Disney au bijou de Spielberg, Peter Pan trouve ici une nouvelle nature, plus proche encore du roman de J.M. Barrie qu'ont pu l'être les autres adaptations.
Mise en scène originale, musique magistrale signée
James Newton Howard, digne des plus grands, ce conte pour enfants devient sous la caméra de Hogan un véritable film d'aventure, plein de magie, de malice et d'espièglerie, drôle et émouvant à souhait. De quoi faire rire les plus indomptables, et faire pleurer les cœurs d'acier ! A noter le charisme incroyable de
Jeremy Sumpter, blondinet de 13 ans encore méconnu mais sans doute plus pour très longtemps, qui se glisse dans la peau de Peter comme si c'était du sur mesure. Les ailes dans le dos et le cœur sur la main,
Ludivine Sagnier, la petite frimousse française du film, est resplendissante dans ce long métrage, qui marque ses premiers pas dans le pays imaginaire hollywoodien. A noter qu'elle n'eut pas beaucoup de problèmes d'accents, étant donné que Clochette, "Clo" pour les intimes, s'exprime par gestes et grimaces indescriptibles.
Fidèle à la pensée de J.M. Barrie, qui écrivit son livre "pour tous les enfants et ceux qui l'ont été un jour", ce PETER PAN s'adresse tout d'abord aux spectateurs de moins d'un mètre trente… Mais les plus grands trouveront facilement leur compte dans ce beau film débordant d'énergie. PETER PAN nous transporte pour un instant dans un pays où les contraintes du monde des adultes n'existeraient plus, nous fait rêver, oublier, imaginer.
Le film est terminé, les lumières se rallument, la magie s'est évanouie, mais il reste cette drôle d'impression. Comme si, pendant deux heures, on s'était arrêté de grandir.
Aurélie Maulard