Si on a l’impression d’être un peu pris pour des imbéciles à force que l’on nous répète que tout le monde veut trouver la fameuse fontaine,
Pirates Des Caraïbes : La Fontaine De Jouvence réussit tout de même à nous divertir, et c’est bien là sa fonction principale. Toutefois, le comique tient comme toujours beaucoup dans la caricature grossière des personnages. Ainsi, on a le droit aux pirates poivrots, au roi d’Angleterre très très flasque (incarné par
Richard Griffiths, plus connu sous les traits du méchant oncle moldu d’Harry Potter), etc.
Le maître dans cet exercice ?
Johnny Depp bien sûr, qui semble retrouver avec plaisir son personnage de capitaine déjanté et très maniéré, mais frôle constamment l’auto-caricature, au risque de lasser. Le rafraîchissement du film se veut être un petit changement de casting. Exit Orlando Bloom et Keira Knightley. Place à
Penelope Cruz et
Ian Mcshane. Si l’actrice espagnole n’est pas très convaincante en femme forte et fatale, mettant juste en avant le côté femme-enfant fragile de son personnage, il en est de même en ce qui concerne l’interprète de Barbe-Noire qui n’a, il faut le dire, rien de terrifiant.
Pour finir, on regrette que les sirènes et le mythe qui les entoure ne soient pas plus développés. On s’approche pourtant plus de la vraie légende que d’Ariel la petite sirène, mais ces vampirettes écaillées manquent cruellement de profondeur.
Bref, vous l’aurez compris, Pirates des Caraïbes : La fontaine de Jouvence n’est certes pas le meilleur de la saga, mais il se laisse quand même regarder pour un moment agréable en famille.
Julie Aït-Messaoud