Critiques : Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl

    en DVD le 10 Décembre 2004

Notre critique : Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Ce petit film d’été de pirates et marins d’eau douce nous promettait à l’avance un bon moment d’aventure, d’action, plein de boulets de canons et autres flibusteries en tout genre. Mais là, le résultat dépasse toute espérance. Les pirates des autres bords n’ont qu’à bien se tenir. Comme dans l’attraction phare des parcs Disney, on fait la queue à l’entrée, on s’assoie dans un bateau souvent déjà plein d’eau, et, s’accrochant à la barre, on se laisse porter par les flots. On s’attend à atterrir quelque part entre deux navires et être peut-être un peu éclaboussé, si l’on a de la chance, par les quelques remous provoqués par un boulet perdu. Mais là, quelqu’un a hissé la grande voile, tiré les écoutilles, quelqu’un qui nous embarque de gré ou de force sur les mers exotiques de son film. Et ce quelqu’un, c’est Gore Verbinski. Un cinéaste qui jusque-là n’avait pas eu la chance de pouvoir montrer toute l’étendu de son talent… Et qui nous offre ici son meilleur film, quelque part entre Hook, Indiana Jones Et Le Temple Maudit et La Momie, bercé par une musique majestueuse de Klaus Badelt, parfois presque personnage à part entière.

    Et l’on apprend du même coup que Orlando Bloom sait aussi bien manier les armes à feu des flibustiers que les arcs elfiques, que Geoffrey Rush aime les pommes et qu’il porte très bien le dentier. Et que surtout, surtout, Johnny Depp reste sans conteste l’un des acteurs les plus doués de sa génération. Sans mentir. Déjà touchant avec des ciseaux aux bouts des doigts, stupéfiant les cheveux longs et condamné à mort, prodigieux dans son costume de faux bourgeois vraiment trouillard devant un corps sans tête, le voilà tout simplement merveilleux en chasseur des mers sans peur et sans reproche. Un rôle qui lui colle à la peau comme le crochet du capitaine du même nom, comme le prouve son entrée majestueuse, fier du haut de son bateau, les yeux maquillés et les locks décorées, chapeau vissé sur la tête, épée au fourreau et pistolets bien chargés.

    Beaucoup d’humour tant les gags sont bien joués, un peu de peur tant les effets spéciaux sont réussis, un peu d’amour et beaucoup de baston, tel semble être le cocktail visé et réussi de Pirates des Caraïbes. Un cocktail juste assez sucré pour réveiller la petite lueur d’enfant qui sommeille en chacun de nous. Alors, on en prend plein les oreilles, la tête, les bras, les jambes. Plus rien ne répond, si ce n’est les yeux. Alors on contemple le véritable spectacle qui se déroule devant nos mirettes écarquillées. De quoi donc ravir les amateurs du genre et tous les autres, les jeunes et les moins jeunes, les marins et les pirates, le père de famille, les enfants de 35 ans, et les petits de 10. Du grand spectacle. Un chef d’œuvre d’humour et d’aventure. Un rêve éveillé.
    Prêt pour l’abordage ?
    Aurélie Maulard

Critiques : Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl 2 étoiles

  • CinéLive
    CinéLive

    "Cet été, la mode sera aux corsaires. Et pas n’importe quelle taille, puisque ce sont les XXL Johnny Depp et Orlando Bloom qui vont donner du sabre dans le nouveau film de Gore Verbinski. Tonnez canons, battez pavillons, sortez morts-vivants, tremblez moussaillons ! "
    (article entier disponible dans Cinélive n°70, page 34)
  • Première
    Première

    "Le scénario exploite malicieusement le folklore des histoires de pirates, des abordages en haute mer aux combats aux sabres. Le principal reproche qu’on puisse lui faire est d’être inutilement long, mais c’est de peu d’incidence sur le plaisir qu’en tireront les spectateurs de tout âge."
    Christian Jauberty (article entier disponible dans Première n°318, page 32.)
  • Chronic'art
    Chronic'art

    "Pirates des Caraïbes aurait sans doute gagné à durer 90 minutes et pas 140 tant il est dénué de personnalité. Mais surtout il aurait dû se contenter d’exhiber à l’écran sa seule attraction, à savoir Johnny Depp, absolument génial, qui relève à lui tout seul le goût de cette barbapapa en celluloïd. Une minute sans lui est une minute perdue."
    Jean-Philippe Tessé (article entier disponible sur le site de Chronic’art)

  • Libération
    Libération

    "Soucieux de concilier la carte du grand spectacle codifié et celle du second degré notoirement, ce blockbuster marque aussi le retour dans le droit chemin hollywoodien de Johnny Depp. Virevoltant, loufoque, un peu folle sur les bords, surlooké, c'est peu de dire qu'en capitaine Jack Sparrow lancé à la poursuite de son bateau, il relègue ses partenaires au rang de faire-valoir. "
    Gilles Renault (article entier disponible sur le site de Libération)
  • Le Monde
    Le Monde

    "Gore Verbinski compense cependant son absence de style par une gestion efficace des moyens dont il dispose. (…) la caméra laisse le soin de virevolter aux acteurs. Or ces derniers sont le plus grand atout de Pirates des Caraïbes."
    Florence Colombani (article entier disponible sur le site de Le Monde)
 

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