Critiques : Precious

    en DVD le 22 Novembre 2011

Notre critique : Precious

    Un petit bijou...

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Adapté du roman à succès Push, Precious, c'est d'abord l'histoire éponyme d'une adolescente pauvre, obèse, analphabète, qui vit en compagnie d'une mère complètement dérangée et agressive. Celle-ci ose lui reprocher de s'être faite violer par son propre père, qui lui a donné deux enfants et s'est enfui. Bon, tout de suite, ça fait un peu trop lourd. Et pourtant, à sa propre image, la vie de Precious est lourde de drames, si absurdes et intolérables qu'il paraissent impossibles.

    Pourtant, le film pointe du doigt des réalités, des tragédies de la vie quotidienne cachées par des surfaces en béton. Car cette jeune-fille est celle que l'on croise au coin d'une rue sans y faire attention, celle qui porte silencieusement ses malheurs et sa colère. C'est donc là une analyse et une critique fine de la société. Pas moralisateur, mais démoralisateur.


    Entrée dans une école alternative composée uniquement de filles afin d'apprendre à lire et à écrire, Precious apprend alors aussi à s'ouvrir au monde, à aimer et assumer ses problèmes avec force. Et là le film prend toute sa splendeur. En accompagnant cette enfant dans son processus pour devenir une adulte, il sort des dérangeants sentiers du "malheur pour le malheur" sans jamais tomber dans le tire-larmes et les bons sentiments faciles. Il est possible de faire face, il est possible de faire du mieux que l'on peut, tant que l'on avance, tout en gardant sa dignité. Que c'est beau.

    Surtout, le film est porté - je dirais même transcendé - par des actrices formidables : Gabourey Sidibe dans le rôle de Precious, incroyablement juste, Mo'Nique, la mère extraordinairement infecte, la gentille prof Paula Patton, et même Mariah Carey, méconnaissable dans son rôle d'assistante sociale dépassée, sans une goûte de maquillage, sans mini-robe, et surtout, sans micro. Ouf.


    Ainsi, malgré une mise en scène parfois nerveuse avec trop d'effets de style, cette histoire terrible nous prend au coeur, car elle porte en elle des sujets universels.
    Bruna Fernandez

Impressions Cannoises : Precious

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

     

    Mariah Carey défend son très beau Precious

    Autant le dire tout de suite : les aveux qui vont suivre sont peu glorieux pour l’auteure de ces lignes. Cependant, un grand penseur a dit un jour que chacun avait droit à son quart d’heure de honte. Ou peut-être était-ce une phrase de mon voisin.

    Lorsqu’on a su que le film Precious de Lee Daniels faisait partie de sélection d’Un Certain Regard de Cannes 2009, on était plutôt contents de se voir offrir l’opportunité de découvrir la perle du dernier festival de Sundance. Enfin, « contents » n’est pas exactement le terme à employer étant donné que Precious suit les difficiles aventures d’une jeune fille obèse, illettrée, maltraitée par sa mère et violée par son père (qui lui fait d’ailleurs deux enfants au passage). Disons juste qu’on était très intrigués.

    Mais, mais… MAIS lorsqu’on a su que le film allait être soutenu par son réalisateur, ses actrices et Mariah Carey, alors là c’était trop beau ! Mariah Carey. Mariah. Meuriah Carey ! Ze diva par excellence. Que venait-elle donc faire ici, en sélection parallèle pour un long-métrage tout sauf glamour ? Accompagnée de Lenny Kravitz qui plus est ?

    Il fallait en avoir le cœur net.

    Tenue de combat enfilée (Dress code de diva, accréditation, mais malheureusement pas de parapluie. Et oui, il pleut aussi à Cannes), on part en mission « Infiltration » de la présentation officielle de Precious.
    Thierry Frémaux appelle sur scène l’actrice principale Gabourey 'Gabby' Sidibe, Paula Patton, Lenny Kravitz, Lee Daniels et… Meuriah ! Oh bon sang, heureusement qu’on s’est scotchés au premier rang !
    La chanteuse traverse la salle, tout chez elle respirant la diva attitude, même sa façon d’applaudir (les deux bras en avant, tel un élégant pingouin).

    Rapidement, le mystère de sa présence est éclairci : Meuriah tient à défendre ce film qu’elle a appuyé et dans lequel – à l’instar de Lenny Kravitz – elle tient un rôle, celui d’une assistante sociale (brune, sans maquillage, ni brushing, ni même une mini-robe. Mé-con-nais-sable). Unbelievable.

    Place ensuite au film. Un concentré d’audace, de pudeur, d’humour et de courage, servi par trois actrices (Gabourey 'Gabby' Sidibe, Paula Patton et Mo’nique) phénoménales.
    Une réussite accueillie par une standing ovation finale provoquant les larmes de Lee Daniels. Heureusement, Meuriah était là pour humblement (si, si je vous jure !) le soutenir… Avant de filer faire la nouba à la Villa Murano.
    Mais ça, c’est une autre histoire.
    Eléonore Guerra (Cannes, le 16 Mai 2009)

Critiques : Precious 1 étoiles

  • L'express
    L'express

    " Precious est un film magnifique. Emouvant? Intelligent. Larmes au bord des yeux et aller-retour de claques. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°3060, page 116)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Un film iconoclaste, bouleversant et maintes fois récompensé. "
    Viviane Pescheux (article entier disponible dans Télé7Jours n°2597, page 124)
  • Télérama (le pour)
    Télérama (le pour)

    " Un film à faire pleurer dans les chaumières ? Justement, non. Precious tire sa sève du ­refus du misérabilisme. Il est violent, stimulant. Rien n'est fait pour qu'on s'apitoie sur l'héroïne, inerte, guère attachante. (…) le film ne sombre pas dans un optimisme béat."
    Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama du 6 mars)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Dernier miracle en date du cinéma indépendant américain."
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 03/03/2010)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    "Adapté du roman de Sapphire, le film de Lee Daniels est porté par une mise en scène à fleur de peau et s'envole grâce à l'émotion de son actrice principale Gabourey Sidibe."
    La Rédaction (article entier disponible dans Le Figaroroscope du 03/03/2010)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " Généreux jusque dans l'excès."
    T.C.(article entier disponible dans Studio CinéLive n°13, page 36)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Si Precious est précieux pour les comédiennes qu’il nous révèle, s’il ressemble parfois à l’équivalent filmique d’un rap, son réalisateur n’évite pas toujours une certaine brillance toc. "
    Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°744, page 50)
  • Première (le pour)
    Première (le pour)

    " Precious mêle avec bonheur réalisme social plombant et fantaisie onirique, humour caustique et sens du tragique, mélodrame et espoir. "
    Didier Roth-Bettoni (article entier disponible dans Première n°397, page 40.)
  • Libération
    Libération

    " on ne voit pas tout de suite que derrière ce «gros» personnage, il y a un «petit» film, du genre très réussi. "
    Gérard Lefort (article entier disponible dans Libération du 03/03/2010)
  • Paris Match
    Paris Match

    " Les malheurs de Precious ont le bonheur d'être filmés par un réalisateur surdoué et interprétés par des comédiennes exceptionnelles. "
    Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3172, page 18)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Ce film extrêmement éprouvant se révèle aussi énergique, engagé, naïf, déprimant et surchargé. "
    Marie Sauvion (article entier disponible dans Ouest France du 03/03/2010)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    "On est bouleversé par la rage de vivre de cette ado"
    Barbara Théate (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 28/02/2010)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Bouleverser, secouer, émouvoir, remuer, étonner, il y a de quoi. Tous les malheurs de la terre semblent s'être donné rendez-vous autour de cette adolescente obèse au destin tragique "
    La Rédaction (article entier disponible dans Ouest France du 03/03/2010)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Precious, hélas, n'est pas à la hauteur de ce que l'on pouvait espérer de cette transposition à l'écran. Tout y est lourd, gonflé de rêves au maniérisme gay, tapageur dans l'évocation de la violence, sans regard ni émotion, à l'exception du face-à-face final entre la mère indigne et sa fille rebelle. "
    Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Le Monde du 03/03/2010)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    Contre " Mise en scène aussi finaude qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.."
    Thomas Baurez.(article entier disponible dans Studio CinéLive n°13, page 36)
  • Première (le contre)
    Première (le contre)

    " On connaissait le torture porn (Hostel, Saw…), Daniels invente le social porn. "
    G.G. (article entier disponible dans Première n°397, page 40.)
  • Télérama (le contre)
    Télérama (le contre)

    " Precious n'est pas un mauvais film, il est pétri de bonnes intentions et de bons sentiments. Mais il est pleurard et sans regard. Sans point de vue de cinéaste et, donc, rigoureusement sans intérêt."
    Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama du 6 mars)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur

    " Lee Daniels, qui revendique les influences de Fellini, de Wong Kar-waï et des premiers Spike Lee, a du talent, mais il fait aussi preuve d’un maniérisme parfois exaspérant. "
    Lucie Calet (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur du 03/03/2010)
  • Technikart
    Technikart

    " Du cinéma complaisant et déplaisant, qui matraque son humanisme cra-cra à travers les performances (...). "
    (Article entier disponible dans Technikart n°140, page 106)
  • Posiif
    Posiif

    " Pseudo-film événement."
    JLB (article entier disponible dans Positif n°589 )
  • Les cahiers du cinéma
    Les cahiers du cinéma

    " Un film qui nous sépare de l'émotion."
    CT (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°654, page 36).
 

Avis des Spectateurs

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