Critiques : Pusher 2

    en DVD le 06 Juin 2007

Notre critique : Pusher 2

    Un trafiquant de drogue perdu dans l’engrenage de la criminalité.

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Film vu : Pusher 1

    Réalisé en 1996, Pusher 1 est le premier film de ce qui deviendra la trilogie Pusher. Ce premier acte raconte l’histoire de Franck, un trafiquant de drogue qui ne peut plus faire face à ses dettes. Dans Pusher 2 (2000) on retrouve Tonny, l’ancien acolyte de Franck, qui retourne auprès de son père ; et Pusher 3 (2005) revient sur le personnage de Milo, l’ancien supérieur de Franck, qui essaie de se désintoxiquer. Les trois films de la trilogie sur la criminalité débarquent sur les écrans français simultanément le 26 juillet.

    Tout commence donc dans Pusher 1, le premier film de Nicolas Winding Refn, durant lequel le spectateur suit Franck dans son quotidien. Pendant une semaine, il accompagne le personnage pas à pas dans ses activités de pusher (traduisez « dealer »). Les rencontres se font pendant les bagarres, au milieu de la nuit quand il se shoote mais aussi dans ses histoires de cœur et ses mésaventures « professionnelles ».
    Le spectateur entre directement dans l’univers du personnage mais à la fin du film, il se rend compte que personne ne connaît pas vraiment Franck. Tout le monde a compris qu’il était pris au piège dans le milieu de la drogue et qu’il ne pouvait pas s’en sortir. Pourtant chacun ignore sa réelle personnalité et ses futures aspirations.

    L’histoire ne parle pas seulement de la criminalité, la drogue ou la violence mais elle présente surtout les personnes qui composent ce milieu. À travers Frank, on entrevoit différentes sphères de la drogue : des camés les plus minables jusqu’au vrai trafiquant de drogue et ses hommes de mains. En montrant les bas-fonds de ce milieu, Nicolas Winding Refn, le réalisateur va au bout de son intention. Il ne le présente pas comme prolifique et merveilleux mais plutôt comme un engrenage qui conduit à une descente aux enfers inévitables. En immergeant le spectateur dans le monde des trafiquants de drogue, il le dégoûte de tout cet univers.

    Dans Pusher 1, les séquences sont souvent filmées caméra à l’épaule. Nicolas Winding Refn a pour but de suivre le personnage dans ses actions mais le résultat donne une ambiance trouble (qui peut adhérer au propos) et surtout une image flottante. Peu à peu, le film perd donc le spectateur à cause de la trop grande mobilité de la caméra et aussi peut-être à cause de la façon de filmer un peu trop rude.
    Emilie Chamoreau

Critiques : Pusher 2 2 étoiles

  • Score
    Score

    " (…)Pusher s’impose comme une trilogie crue, indispensable et déjà culte."
    Romain Cole (article entier disponible dans Score n°21, page 136)
  • Le Point
    Le Point

    " C’est âpre, glauque et loufoque, bien ficelé aussi, très réaliste et sans fioritures. Bien sûr, la morale sent son dogme à plein nez – l’épreuve et la rédemption -, mais force est de reconnaître le talent de conteur et de metteur en scène de ce réalisateur (…)."
    F.-G.L (article entier disponible dans Le Point n°1766, page 78)
  • Crossroads
    Crossroads

    " Trois polars qui rapellent, comme un écho cinéphagique lointain, le cinéma de Scorsese et de Tarantino."
    Christophe Lemaire (article entier disponible dans Crossroads n°44, page 23)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " Nicolas Winding Refn parvient à marier le réel de l’émission Zone Interdite à la vigueur émotionnelle des meilleurs Scorsese. "
    Julien Jouanneau (article entier disponible dans Studio n°225, page 30)
  • CinéLive
    CinéLive

    " De véritables « 24 heures chrono » de la criminalité scandinave tant la trilogie danoise et la série américaine partagent un goût commun pour une inexorable chronologie. "
    Marc Toullec (article entier disponible dans Cinélive n°103, page 46)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " C’est sans doute ce qui fait la force de ces trois films : leur côté brut, sans fioriture, droit à l’estomac : serre les dents, camarade, certaines scènes sont au limite du supportable."
    J.-B.M (article entier disponible dans Les Inrocks n°556, page 50)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Découpage en trois actes, mariage réussi de l’ultra-violence à la Tarantino et d’une humanité des personnages digne de Scorsese (…). "
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible sur le site du Journal du Dimanche)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Ces trois films forment une trilogie en trompe l’œil. Elle tient par la cohérence de ses thèmes, mais fait s’entrechoquer un premier film (...), et deux longs-métrages marqués par le temps et les désillusions."
    Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Libération
    Libération

    " Il y a à la fois de la misanthropie dans le projet, une manière très peu politiquement correcte de mettre en avant les appartenances ethniques des uns et des autres (…) et en même temps de la finesse dans l’étude psychologique et dans le détail de chaque séquence."
    Didier Peron (article entier disponible sur le site de Libération)
  • Le Figaro
    Le Figaro

    " Nicolas Winding Refn a dessiné les ombres et les fulgurances de la délinquance et du crime. (…) Il décrit un monde sans en faire le procès ou l’apologie. "
    Dominique Borde (article entier disponible sur le site du Figaro).
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " Une plongée suffocante dans un univers où les valeurs de vie et de mort sont caduques (…). "
    X. L. (article entier disponible dans TéléCinéObs)
  • L'express
    L'express

    " Si les trois films peuvent se voir indépendamment, c’est en trilogie qu’ils prennent leur sens de tragédie skakespearienne. "
    Julien Welter (article entier disponible dans L'express Mag n°2873, page 42)
  • Paris Match
    Paris Match

    " (…) Le cinéaste danois associe l’ambiance paranoïaque d’un Scorcese à l’humour noir d’un Tarantino (…). "
    Christine Haas (article entier disponible dans Paris Match n°2984, page 14)
  • L'Humanité
    L'Humanité

    " Le voisi bien à l'aise avec 4h30, glauque à souhait (...)."
    Jean Roy (article entier disponible sur le site de L'Humanité).
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " (…) Cette trilogie gangster-mafia s’avère un spectacle gentil et aimable. "
    Eugenio Renzi (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°614, page 52 - 53).
 

Avis des Spectateurs

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