Critiques : Rabbit Hole

    en DVD le 17 Août 2011

Notre critique : Rabbit Hole

    Pudeur et absence

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Le royaume des larmes est décidément un monde bien mystérieux et si le film de John Cameron Mitchell (une adaptation sobre de la pièce de David Lindsay-abaire) nous le prouve une nouvelle fois et de façon indéniable, c’est toutefois avec sincérité, délicatesse et humilité.
    Tomber maladroitement dans le pathos lacrymal aurait pourtant été chose aisée, cependant le réalisateur de Hedwig And The Angry Inch a su prendre ce terrible drame familial à bras-le-corps et le transcender, en toute simplicité, en un road trip intérieur esquissé pudique et juste.

    Ici, point de performance(s) d’acteur(s), de musique écrasante ou de flashbacks appuyés qui vous mettent les doigts dans les yeux pour vous faire pleurer. La douleur et la peine rôdent, main dans la main, invisibles et silencieuses dans un quotidien effrayant de banalité malgré la terrible absence de l’enfant décédé. Le couple s’éloigne et tombe, pas de Dieu ou de grand combat pour le rattraper. Le deuil, c’est avant tout une quête de survie pour ceux qui restent.

    Si Rabbit Hole s’égare parfois dans des chemins de traverse (notamment dans l’ébauche de relation entre Becca et Jason, l’ado qui a renversé son fils), John Cameron Mitchell sauve néanmoins son sujet du mélo grâce à une sensibilité discrète (que l’on avait déjà pu déceler dans Hedwig And The Angry Inch et dans Shortbus) qui lui permet d’explorer la routine, de filmer l’éloignement des corps et des esprits, de témoigner du regard des autres et d’interroger la culpabilité du cœur. Usant d’une image sobrement adoucie contrebalancée par une série de dialogues incisifs, le cinéaste offre la tragédie humaine d’un accident domestique. Sans flamboyance, mais avec la fulgurance de ce qu’on tremble de connaître un jour.
    Eléonore Guerra

Critiques : Rabbit Hole 1 étoiles

  • Brazil
    Brazil

    "Rabbit Hole est l’un des films les plus sensibles et intelligemment construit qui soit, avec des pointes d’humour justes, bienvenues et libératrices. (…) Rabbit Hole a quelque chose d’hypnotique pour le spectateur qui se laisse totalement cueillir par ce moment de vie et aura du mal à réprimer une larme de tristesse…mais aussi des larmes de joie."
    Véronique Kientzy (article entier disponible dans Brazil n°39, page 24)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " John Cameron Mitchell signe une oeuvre délicate qui parle avec sincérité du manque, de la culpabilité, de la douleur et de l’incapacité de communiquer. L’interprétation des comédiens et le dénouement lucide permettent au spectateur de se projeter dans une tragédie, dont on ne se remet jamais vraiment. "
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 10/04/2011)
  • Technikart
    Technikart

    " Mélo Sundance solide sur une 'desperate housewife' incapable de faire le deuil de son fils, où la force brute de la performance dépasse tout enjeu esthétique extérieur au drame. "
    (article entier disponible dans Technikart n°151, page 112)
  • Positif
    Positif

    "Le film réussit à contraster le quotidien extérieur, avec un foisonnement de personnages attentionnés, des moments d’humour(…) Des réserves toutefois : le film promet un portrait de femme, qui, comme la mention de mondes parallèles, ne va pas en profondeur. De même, l’envers de la sobriété d’approche est une certaine mollesse, ressentie dans le scénario de Mitchell…"
    E.O’N. (article entier disponible dans Positif n°602, page 49)
  • Elle
    Elle

    " Cameron Mitchell réussit à nous faire sourire dans des scènes d'humour noir, parce que, même dans les plus grandes tragédies, il arrive qu'on rie. "
    Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3406, page 52)
  • Télérama
    Télérama

    " Avec cette image persistante de la femme et de l’époux évitant de se regarder en face mais demeurant côte à côte, le film de deuil devient une réflexion élégiaque sur le couple. "
    Louis Guichard (article entier disponible dans Télérama n°3196, page 48-49)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Ce beau film mise sur la sobriété de la forme et la profondeur du propos, sans avoir peur ni des larmes, ni de l’humour.En dépit d’une ou deux séquences un peu théâtrales, on est constamment surpris, bousculé, ému. Très bien entourée, notamment par Diane Wiest, Nicole Kidman, tient l’un de ses meilleurs rôles depuis longtemps.."
    Marie Sauvion (article entier disponible dans Le Parisien du 13/04/2011)
  • VSD
    VSD

    "Un film à la douceur délicate, qui confirme l’importance du cinéaste new-yorkais."
    O.B. (article entier disponible dans VSD n°1755, page 72)
  • Le Point
    Le Point

    " J.C. Mitchell trouve le ton juste pour évoquer un rapport amoureux marqué au fer rouge par un deuil insupportable. Et signe ainsi l'un des plus beaux films de ce printemps. Nicole Kidman nous rappelle ce que peut offrir une grande actrice quand elle décide de prendre à nouveau son métier au sérieux. "
    Florence Colombani (article entier disponible dans Le Point n°2013, page 120)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " Nicole Kidman et Aaron Eckhart jouent comme s’ils tentaient d’échapper à la noyade. Ils sont poignants. "
    Christophe Chadefaud (article entier disponible dans Studio CinéLive n°26, page 26)
  • L'Express
    L'Express

    " Ce film délicat qui pousse doucement ses pions, ni dans l’hystérie, ni dans le mutisme, mais plus justement dans l’expression de la singularité. On n’en ressort d’ailleurs pas dévasté, non plus souriant, mais touché comme on peut l’être d’une histoire d’un proche ou d’une connaissance du coin de la rue."
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express n°3119, page 117)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Kidman et Eckhart mènent à front renversé ce travail de deuil, un peu conventionnel, mais émouvant."
    Isabelle Fargette et Emmanuèle Frois (article entier disponible dans Figaroscope du 13/04/2011)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Le réalisateur se retient et se cantonne à la description clinique, il fait preuve d'une étonnante timidité, qui constitue la principale faiblesse du film. (...) Rabbit Hole est plus convaincant lorsque l'approche est oblique. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 13/04/2011)
  • Première
    Première

    " Si le matériau est convenu, on ne peut pas en dire autant du scénario, qui explore, avec une rafraîchissante absence de pathos, les mécanismes du deuil. "
    Julien Samy (article entier disponible dans Première n°410, page 34.)
  • L'Express Styles
    L'Express Styles

    "Sujet difficile traité avec tenue et sobriété."
    J.W. (article entier disponible dans L'express Style n°3119, page 40)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Quelques séquences d'humour viennent aérer une atmosphère lourde et angoissée (…) Tout ça prend les allures, parfois, d'une entreprise conçue pour nous tirer les larmes, et on en devine trop le processus de fabrication. "
    (article entier disponible dans Ouest France)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    "Mitchell reprend à son compte le mélodrame pavillonnaire. Il transforme ses bourgeois bien installés en freaks déchirés, qui suscitent l'incompréhension de leur entourage."
    Léo Soesanto (article entier disponible dans Les Inrocks n°802, page 72)
  • Metro
    Metro

    " Les ficelles sont grosses, l’empathie est impossible, l’émotion absente, si ce n’est un certain agacement. "
    Jennifer Lesieur (article entier disponible dans Metro du 13/04/2011)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Tout semble terriblement contraint et calculé, du scénario à l'interprétation, rigide et sûre des ses effets. Angles soigneusement rognés, le film surjoue la sobriété. "
    Florence Maillard (article entier disponible dans Les Cahiers du cinéma n°666, page 42)
 

Avis des Spectateurs

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